Campagne de fin d’année : comment mieux cibler ses donateurs grâce à vos données ?
La fin d’année est une période stratégique pour les associations et fondations. Les donateurs sont très sollicités et les équipes doivent souvent faire beaucoup en peu de temps. Dans ce contexte, une question mérite d’être posée avant de lancer sa campagne : faut-il vraiment s’adresser à tout le monde de la même manière ?
La réponse est non. Et vos données peuvent vous aider à identifier les personnes à solliciter, avec quel message et à quel moment.
À l’approche du Giving Tuesday, le 1er décembre 2026, c’est aussi l’occasion de prendre un peu de recul pour préparer une mobilisation plus pertinente et plus efficace.
Pourquoi arrêter de solliciter « tout le monde pareil » ?
Quand une campagne approche, le réflexe peut être simple : sélectionner l’ensemble de sa base de contacts et préparer un même email pour tous.
C’est compréhensible. Mais une base de contacts n’est pas homogène.
Elle peut réunir des donateurs réguliers, des personnes ayant donné récemment, d’anciens donateurs, des adhérents, des bénévoles, des sympathisants ou encore des personnes qui n’ont jamais donné mais qui ont déjà manifesté un intérêt pour votre cause.
Or, ces personnes n’ont ni la même relation avec votre association, ni la même capacité à répondre à une sollicitation.
Un donateur qui vient de donner 100 € il y a quelques semaines n’a pas besoin de recevoir le même message qu’un ancien donateur que vous n’avez pas sollicité depuis deux ans.
La segmentation ne consiste donc pas à complexifier inutilement vos campagnes. Elle permet au contraire de concentrer vos efforts là où ils ont le plus de chances d’être pertinents.
Une méthode en 4 étapes pour prioriser vos cibles
Pas besoin de construire des dizaines de segments pour commencer. Pour une campagne de fin d’année, quelques critères simples peuvent déjà permettre de mieux cibler votre base.
1. Commencez par votre objectif
Avant de regarder vos données, posez-vous une question simple :
Qu’est-ce que je cherche à obtenir avec cette campagne ?
S’agit-il principalement de recruter de nouveaux donateurs ? De réactiver d’anciens donateurs ? D’augmenter le montant moyen des dons ? De fidéliser les personnes qui vous soutiennent déjà ? Ou de mobiliser plus largement votre communauté autour de votre cause ?
L’objectif va déterminer les publics à privilégier.
Par exemple, une campagne destinée à générer de nouveaux dons ne mobilisera pas nécessairement les mêmes cibles qu’une campagne de fidélisation.
2. Identifiez les différents niveaux de relation avec votre association
Votre base contient probablement plusieurs types de contacts.
Vous pouvez commencer par distinguer :
- les donateurs réguliers ;
- les donateurs ponctuels ;
- les donateurs ayant donné récemment ;
- les anciens donateurs à réactiver ;
- les adhérents ;
- les bénévoles ;
- les sympathisants ou contacts engagés mais qui n’ont jamais donné.
Cette première lecture permet déjà de sortir d’une logique de « base unique ».
3. Ajoutez quelques critères comportementaux
Une fois ces grands groupes identifiés, vous pouvez affiner votre analyse.
Parmi les critères particulièrement utiles pour une campagne de collecte :
- la récence : quand la personne a-t-elle donné pour la dernière fois ?
- la fréquence : donne-t-elle régulièrement ou ponctuellement ?
- le montant : quel est son niveau de contribution habituel ?
- l’intérêt : quels projets ou quelles causes ont suscité son soutien ?
- la provenance : comment cette personne est-elle entrée en relation avec l’association ?
- l’engagement : ouvre-t-elle vos emails, participe-t-elle à vos événements, signe-t-elle vos pétitions, prend-elle part à vos actions ?
L’objectif n’est pas de tout analyser.
Il s’agit de trouver les quelques critères qui permettent de prendre une meilleure décision.
4. Transformez vos segments en priorités de campagne
La segmentation n’a de valeur que si elle conduit à une action.
Vous pouvez par exemple construire une matrice très simple :
| Segment | Niveau de relation | Priorité | Approche possible |
|---|---|---|---|
| Donateurs réguliers | Très forte | Haute | Fidéliser, remercier, proposer un soutien complémentaire |
| Donateurs récents | Forte | À moduler | Éviter la sur-sollicitation, privilégier la relation |
| Anciens donateurs | Moyenne | Haute | Réactiver avec un message contextualisé |
| Sympathisants engagés | Moyenne | À tester | Proposer un premier don ou une autre forme d’engagement |
| Contacts peu engagés | Faible | Secondaire | Travailler d’abord l’intérêt et la relation |
Cette approche permet de répondre à trois questions essentielles :
Qui solliciter ? Pourquoi cette personne ? Avec quel message ?
Et c’est là que les données deviennent utiles.
Les données ne servent pas seulement à mesurer : elles servent à décider
Dans beaucoup d’associations, les données sont surtout utilisées après la campagne : combien avons-nous collecté ? Combien de personnes ont donné ? Quel a été le taux d’ouverture ou de conversion ?
Ces indicateurs sont évidemment utiles.
Mais les données peuvent également intervenir avant la campagne, pour aider à prendre des décisions.
Un outil CRM comme OHME permet par exemple de centraliser les informations relatives aux contacts et aux dons, puis de créer des segments à partir de critères multiples. Les segments peuvent ensuite être reliés aux outils d’emailing pour faciliter l’adaptation des communications.
Concrètement, cela permet de passer d’une question comme :
« À qui allons-nous envoyer notre email de fin d’année ? »
à des questions beaucoup plus opérationnelles :
« Qui n’a pas donné depuis un an ? »
« Qui a donné plusieurs fois cette année ? »
« Qui soutient déjà cette cause mais n’a jamais fait de don ? »
« Qui a donné récemment et doit plutôt recevoir un message de remerciement ? »
Cette connaissance permet surtout d’éviter deux écueils : sur-solliciter certaines personnes et passer à côté d’autres opportunités de mobilisation.
Et le Giving Tuesday dans tout ça ?
En 2025, plus de 560 structures ont participé en France, pour un mouvement qui revendique une vocation collective : donner davantage de visibilité aux initiatives et créer un élan autour de la générosité.
Pour les associations, le Giving Tuesday peut donc constituer un point d’accélération dans une stratégie de fin d’année.
Mais cette journée ne nécessite pas forcément de créer une campagne totalement différente de celles que vous menez déjà.
Elle peut être l’occasion de :
- réactiver une communauté existante ;
- donner de la visibilité à une campagne de collecte ;
- proposer un temps fort à vos donateurs ;
- recruter de nouveaux soutiens ;
- mobiliser vos bénévoles et sympathisants ;
- tester un nouveau message ou une nouvelle cible.
Et surtout, elle peut vous inciter à vous poser la bonne question en amont : quelles personnes voulons-nous mobiliser le 1er décembre, et pourquoi ?
Pour aller plus loin : revoir le webinaire « Comment optimiser vos campagnes de fin d’année grâce à vos données ? »
Pour aider les associations à préparer cette période stratégique, **Giving Tuesday France, HelloAsso et OHME ont organisé le mardi 29 septembre 2026 un webinaire consacré à l’utilisation des données pour optimiser les campagnes de fin d’année.
Si vous souhaitez aller plus loin dans cette démarche, ou si vous n’avez pas pu assister au webinaire, le replay est disponible gratuitement.
Vous y retrouverez des conseils et des exemples pour mieux exploiter vos données et préparer vos campagnes de collecte.
Voir le replay
Comment optimiser vos campagnes de fin d’année grâce à vos données ?
À l’approche du Giving Tuesday du 1er décembre, c’est peut-être le bon moment pour regarder votre base de contacts autrement : non plus comme une liste à solliciter, mais comme une communauté dont les niveaux d’engagement, les attentes et les parcours sont différents.
Une campagne plus pertinente commence souvent par une meilleure connaissance de celles et ceux que l’on souhaite mobiliser.
