Longtemps cantonné à des actions ponctuelles ou symboliques, l’engagement en milieu professionnel connaît aujourd’hui une profonde transformation. Face aux attentes croissantes des salarié·es en matière de sens, d’utilité sociale et de cohérence, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à repenser leur rôle dans la société et la place qu’elles donnent à l’engagement solidaire au travail.
Dans un contexte marqué par des tensions sociales, environnementales et économiques fortes, l’entreprise apparaît comme un espace clé pour activer de nouvelles dynamiques d’engagement. Elle concentre des ressources, des compétences, des collectifs humains et des temps de vie partagés, qui peuvent devenir de puissants leviers d’action au service de l’intérêt général.
Mais mobiliser durablement les collaborateur·rices ne s’improvise pas. Cela suppose de dépasser les dispositifs « one shot » pour construire des parcours d’engagement accessibles, valorisés et inscrits dans le quotidien professionnel. Des pistes concrètes existent pour faciliter le passage à l’action, installer une véritable culture interne de l’engagement et structurer des formes d’implication adaptées à la diversité des profils et des contraintes.
Une nouvelle vision de l’engagement en entreprise se dessinne : plus inclusif, plus incarné, et pleinement intégré à la stratégie globale des organisations.
1. Faciliter l’engagement en milieu professionnel grâce à des formats simples et accessibles
Pour mobiliser largement les salarié·es, l’engagement doit être simple, concret et compatible avec le temps de travail. La motivation existe, mais elle se heurte souvent à des freins organisationnels.
Des dispositifs « plug & play » pour lever les obstacles
Parmi les formats identifiés comme les plus efficaces :
– le don ou arrondi sur salaire ;
– les journées solidaires organisées avec des associations partenaires ;
– les collectes en nature sur le lieu de travail (alimentation, vêtements, objets numériques…) ;
– le mécénat de compétences, sous forme de missions ponctuelles ou régulières.
Pour les associations, ces formats représentent une porte d’entrée précieuse vers l’entreprise, permettant de toucher un large public sans exiger un engagement immédiat sur le long terme.
Exemple inspirant : Komeet
La plateforme française Komeet illustre parfaitement cette logique de simplification. Elle permet aux entreprises d’activer l’engagement de leurs salarié·es sans complexité, en l’intégrant directement dans le temps de travail.
Komeet propose :
– des missions courtes et rapidement activables ;
– un mécénat de compétences accessible, avec un cadre clair pour les associations ;
– un engagement clé en main pour les entreprises ;
– une diversité de formats (bénévolat terrain, compétences, mentorat).
Pour les associations partenaires, c’est un moyen concret d’accéder à des compétences utiles tout en sécurisant la relation avec l’entreprise.
2. Créer une culture interne de l’engagement
L’engagement professionnel ne se décrète pas, il se construit dans la durée. Les entreprises ont un rôle essentiel d’animation, de sensibilisation et de valorisation.
Sensibiliser, former et rendre l’engagement visible
On remarque particulièrement l’importance de :
– l’intégration de l’engagement dès les parcours d’onboarding ;
– la mise en place de formations internes sur les enjeux sociétaux et le monde associatif ;
– l’organisation d’animations régulières (cafés solidaires, talks, ateliers) ;
– une communication interne valorisante, mettant en avant les actions menées par les salarié·es.
Pour les associations, cette visibilité est déterminante : elle renforce la légitimité des partenariats et favorise une meilleure compréhension des enjeux associatifs au sein de l’entreprise.
Exemple inspirant : la SNCF
La SNCF considère l’engagement des salarié·es comme un élément structurant de sa culture d’entreprise. Dès l’arrivée des nouveaux collaborateurs, les engagements sociétaux du groupe et les possibilités d’implication sont présentés.
Grâce à des temps de formation, des rencontres avec des associations partenaires et une communication interne valorisante, l’engagement devient un sujet vivant et partagé. Les associations bénéficient ainsi de partenariats plus solides et mieux incarnés en interne.
3. Structurer des parcours d’engagement durables et attractifs
Par ailleurs, il est nécessaire de dépasser les actions « one shot ». Pour créer un impact durable, l’engagement professionnel doit s’inscrire dans de véritables parcours évolutifs.
Penser l’engagement comme un cheminement
Par exemple, il est possible de :
– créer un parcours du salarié engagé, avec reconnaissance des compétences développées ;
– développer du mentorat et du mécénat de compétences long ;
– d’impliquer des salarié·es dans la gouvernance des dispositifs (logique bottom-up) ;
– de mettre en place une incarnation forte par les dirigeants, garante de la crédibilité.
Exemple inspirant : BNP Paribas
BNP Paribas a fait le choix de structurer l’engagement professionnel comme un parcours progressif. Les collaborateur·rices peuvent s’impliquer à différents niveaux : actions ponctuelles, mentorat, missions de mécénat de compétences ou participation à la gouvernance interne.
Cette approche long terme permet aux associations partenaires de bénéficier d’un engagement plus profond, plus stable et mieux aligné avec leurs besoins stratégiques.
4. Diversifier les formes d’engagement pour toucher tous les profils
Pour mobiliser un maximum de salarié·es, il est essentiel de diversifier les formats et de sortir d’une vision unique de l’engagement.
Des formats ludiques, collectifs et inclusifs
Des nouvelles formes d’engagement émergent :
– des team-buildings solidaires intégrés aux temps RH ;
– des défis internes (challenges, kilomètres solidaires) ;
– des ateliers créatifs et pédagogiques (fresques, brainstorming solidaire) ;
– des événements conviviaux favorisant la rencontre avec le monde associatif.
Ces formats permettent d’élargir le public engagé et de valoriser toutes les formes de contribution.
Exemple inspirant : Danone
Danone a fait le choix de proposer une palette très large de formats d’engagement professionnel. Journées solidaires, défis ludiques, ateliers créatifs et forums associatifs permettent à chaque salarié·e de trouver une porte d’entrée adaptée à son profil.
Pour les associations, cette diversité multiplie les opportunités de rencontre et favorise des engagements plus inclusifs et complémentaires.
Faire de l’entreprise un écosystème d’engagement durable
L’engagement en milieu professionnel n’est plus un simple « à-côté » de la vie de l’entreprise. Il devient un levier stratégique, à la croisée des enjeux de sens, de cohésion interne et d’impact sociétal. Les exemples présentés montrent qu’il n’existe pas une seule bonne manière de s’engager, mais une diversité de formats à activer selon les profils, les contraintes et les ambitions.
Trois enseignements clés se dégagent : simplifier l’accès à l’engagement, cultiver une culture interne qui le valorise et structurer des parcours durables, capables d’évoluer dans le temps. Lorsqu’il est pensé comme un cheminement, et non comme une action isolée, l’engagement devient un puissant facteur de fidélisation, de motivation et de transformation collective.
Pour les associations, ces dynamiques ouvrent de nouvelles opportunités de partenariats plus équilibrés, plus lisibles et plus utiles. Pour les entreprises, elles permettent d’ancrer l’engagement au cœur de leur projet, en faisant de chaque collaborateur·rice un acteur légitime du changement.
C’est dans cette alliance entre monde économique et monde associatif que se dessine une culture de l’engagement durable, au service de l’intérêt général.
Contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont ni désengagés ni indifférents.
Ils sont exigeants, lucides et sélectifs dans leurs formes d’engagement.
Ils veulent agir autrement : avec du sens concret, de la proximité, de la reconnaissance et un réel pouvoir d’agir. Leurs contraintes de temps, de précarité et de charge mentale redessinent profondément les modalités de mobilisation.
Pour les associations, fondations et organisations sans but lucratif, l’enjeu n’est donc pas de “convaincre” les jeunes de s’engager, mais de repenser les cadres, les formats et les postures afin de rendre l’engagement plus accessible, plus légitime et plus durable.
Plusieurs leviers concrets, issus des pratiques de terrain, existent pour mieux comprendre ces évolutions et adapter ses stratégies d’engagement aux réalités des 15-30 ans.
Repenser la relation aux jeunes : de l’exécution au partenariat
Les jeunes veulent être considérés comme des partenaires, pas comme une main-d’œuvre bénévole interchangeable.
Adopter une pédagogie horizontale
La mise en place d’une pédagogie horizontale, fondée sur la co-construction plutôt que sur la prescription, est indispensable. Il ne s’agit plus de “faire faire”, mais de faire avec. Partager le pouvoir d’agir, associer les jeunes aux décisions, leur laisser une marge d’autonomie réelle : ces éléments sont aujourd’hui déterminants pour susciter l’envie de s’engager.
L’exemple de Coexister France illustre parfaitement cette approche. Ce mouvement national, porté majoritairement par des jeunes, agit pour le dialogue interconvictionnel et le vivre-ensemble. Sa gouvernance repose sur une logique de confiance : les groupes locaux sont animés par des bénévoles autonomes, capables de concevoir leurs propres actions et de prendre des décisions collectives. L’apprentissage se fait par l’action, sans injonction de performance immédiate.
Valoriser les compétences acquises
L’engagement est aussi un espace d’apprentissage. Communication, animation de groupe, médiation, gestion de projet, prise de parole… Ces compétences, souvent invisibles, doivent être nommées, reconnues et valorisées. Chez Coexister, les jeunes occupent de véritables rôles de coordination et de représentation, ce qui renforce leur sentiment de légitimité et d’utilité sociale.
Nous devons apprendre à montrer aux jeunes que leur engagement a une valeur réelle, pour eux comme pour la société.
Écouter les besoins et redonner un véritable pouvoir d’agir
Un autre point central concerne l’écoute. Les jeunes ne manquent pas d’envie, mais ils ont besoin de se sentir utiles, entendus et légitimes.
Comprendre leurs réalités avant de proposer
Avant toute sollicitation, il est nécessaire de se demander :
Qu’est-ce qui les motive ? Quelles sont leurs contraintes ? Quels formats leur correspondent ?
L’exemple d’Animafac, réseau national d’accompagnement des associations étudiantes, montre l’efficacité de cette démarche. Depuis plus de 25 ans, Animafac construit ses actions à partir des besoins exprimés par les jeunes eux-mêmes. Précarité étudiante, emplois du temps fragmentés, fatigue militante : ces réalités sont intégrées dans la manière de proposer l’engagement, via des formats courts, modulables et non culpabilisants.
Créer un cadre clair pour libérer l’initiative
Écouter ne suffit pas : encore faut-il donner les moyens d’agir. Outils, méthodes, espaces de formation, temps collectifs… Autant de leviers qui sécurisent la prise d’initiative. Chez Animafac, les projets portés par les jeunes ne sont pas “validés d’en haut”, mais accompagnés et rendus visibles.
Nous devons créer un cadre clair qui autorise l’expérimentation et légitime les initiatives des jeunes.
Miser sur le local et la proximité : agir à petite échelle
Les jeunes s’engagent plus facilement lorsque l’action est proche, concrète et humaine. L’aspect local joue ici un rôle déterminant.
Des actions accessibles et ancrées dans le quotidien
L’association Benenova réinvente le bénévolat de proximité en proposant des missions locales, courtes (1 à 3 heures) et immédiatement utiles. Les actions ont lieu dans des quartiers, des écoles, des centres sociaux, des jardins partagés : des lieux familiers, où la barrière d’entrée est faible.
Cette logique répond directement aux contraintes des jeunes, tout en créant un fort sentiment d’appartenance.
Le pair-à-pair comme moteur de confiance
Benenova mise également sur la relation entre pairs. Chaque action est animée par un bénévole référent, dans une ambiance conviviale et rassurante. On agit ensemble, sans pression, avec la possibilité de tester, de revenir… ou non.
Le local n’est pas un repli : c’est un accélérateur d’engagement.
Hybrider digital et présentiel : utiliser les bons canaux
Aucun canal ne suffit à lui seul. L’engagement des jeunes repose sur une combinaison intelligente entre relation humaine et outils digitaux.
Le présentiel pour créer la confiance
Rencontres, témoignages, échanges directs : le face-à-face reste un déclencheur essentiel. Il permet de lever les freins, de répondre aux questions concrètes et de rendre l’engagement tangible.
Le digital pour informer et passer à l’action
Le Service Civique illustre cette stratégie multicanale. Plateforme en ligne accessible, réseaux sociaux dynamiques, contenus incarnés et témoignages de pairs : le digital devient une porte d’entrée rassurante et efficace.
Les volontaires eux-mêmes jouent un rôle clé en devenant ambassadeurs sur Instagram, TikTok ou YouTube. La crédibilité vient du pair, pas de l’institution.
Aller-vers et proximité informelle
Street marketing, interventions dans les écoles, groupes WhatsApp : ces canaux renforcent la proximité et la continuité du lien, en allant directement là où sont les jeunes.
Reconnaître et valoriser toutes les formes d’engagement
Dernier levier, et non des moindres : la reconnaissance. Les jeunes s’engagent lorsque l’engagement est choisi, pas imposé.
Dire merci, montrer l’impact
Feedbacks constructifs, valorisation des contributions, portraits, témoignages : autant de moyens de montrer que l’action compte réellement. Il est également essentiel de reconnaître les formes émergentes d’engagement : ponctuelles, créatives, hybrides.
Le mouvement makesense incarne cette philosophie. Les jeunes y sont des co-créateurs de solutions, avec un véritable pouvoir d’agir, un droit à l’expérimentation et une reconnaissance explicite des compétences développées.
Que retenir pour le Giving Tuesday ?
Pour les associations et fondations qui souhaitent s’engager dans le mouvement Giving Tuesday, quelques enseignements précieux sont à noter :
- Reconnaître les compétences des jeunes et leur donner un vrai pouvoir d’agir.
- Construire des espaces d’écoute, de confiance et de co-décision.
- Miser sur la proximité et le local pour faciliter l’entrée dans l’engagement.
- Hybrider intelligemment digital et présentiel.
- Valoriser toutes les formes d’engagement, sans hiérarchie ni injonction.
L’engagement des jeunes existe déjà. Le défi n’est pas de le créer, mais de le comprendre, de l’accompagner et de lui offrir des espaces adaptés pour s’exprimer pleinement.
Giving Tuesday est une opportunité unique pour repenser nos pratiques, tester de nouvelles choses et ouvrir la voie à des formes d’engagement plus inclusives, plus horizontales et plus durables. À condition, surtout, de faire confiance aux jeunes et de leur laisser la place qu’ils demandent déjà !
Le 2 décembre 2025, la France célébrait une nouvelle édition de Giving Tuesday, la journée mondiale de la générosité.
Cette édition marque un tournant pour le mouvement en France, avec une mobilisation croissante, des actions locales inspirantes et une dynamique plus collective que jamais.
Giving Tuesday 2025 en chiffres
L’édition 2025 de Giving Tuesday confirme une tendance de fond : la générosité citoyenne progresse, et le mouvement fédère de plus en plus d’acteurs engagés.
Une mobilisation en hausse
- Environ 500 acteurs du mouvement recensés (site et réseaux sociaux)
- 22 bénévoles actifs mobilisés sur la campagne
- 31 structures accompagnées individuellement par l’équipe Giving Tuesday France et les bénévoles
Cette progression traduit une meilleure notoriété du mouvement et un intérêt croissant des acteurs associatifs et philanthropiques pour cette journée fédératrice, ouverte et inclusive.
Une diversité d’acteurs engagés
La répartition des participants illustre la richesse de l’écosystème Giving Tuesday :
- 90 % d’organisations sans but lucratif (OSBL) Parmi elles : Fondation de France, Fondation du Patrimoine, Article 1, France Nature Environnement, 1 % for the Planet, Château de Versailles, EFS, Orchestres de Paris et de Lyon, Courir pour Elles…
- 8 % d’entreprises engagées, dont L’Oréal, Beaugrenelle Paris, WeWard, Koeo ou Kallpa Pay
- 2 % d’individus, personnalités et citoyens engagés, comme Brigitte Lecordier, Stéphanie Delestre ou Martin Gardey de Soos
Cette pluralité reflète l’ADN de Giving Tuesday : toutes les formes de générosité comptent, qu’elles soient financières, bénévoles, matérielles ou symboliques.
Une visibilité digitale et médiatique en forte progression
Giving Tuesday 2025 continue également de progresser en matière de visibilité et de portée auprès du grand public.
Des résultats solides sur le digital
- Près de 500 mentions sur les réseaux sociaux, rien que le 2 décembre
- Plus de 3 millions de personnes touchées sur les réseaux sociaux
- 11 000 visiteurs sur le site Giving Tuesday France, dont 1 368 le jour J
- Plus de 6 000 visites sur le kit de communication, dont 531 pendant la semaine du Giving Tuesday
- +1 040 nouveaux abonnés à la newsletter Giving Tuesday
Ces chiffres montrent l’importance d’outils mutualisés (site, kit de communication, webinaires) pour permettre aux associations de gagner en visibilité sans multiplier les efforts.
80 retombées médias pour amplifier le message
La campagne a généré plus de 80 retombées médiatiques, en presse locale et nationale, à la radio et à la télévision. Cette couverture contribue à installer Giving Tuesday comme un rendez-vous annuel identifié de la générosité en France.
Des événements locaux partout en France : la générosité en action
L’un des marqueurs forts de l’édition 2025 réside dans la montée en puissance des actions locales. Giving Tuesday n’est pas seulement une journée de communication en ligne : c’est un mouvement incarné sur le terrain.
Parmi les actions phares :
- Grenoble : afterwork spécial Giving Tuesday pour les adhérents de l’AFF en région AURA
- Lille : opération Don du sang avec l’Établissement Français du Sang
- Nanterre : marché d’hiver solidaire et collecte de livres pour Bibliothèques Sans Frontières
- Paris :
- semaine de la générosité à l’Hôpital Américain
- matinée Giving Tuesday à la Maison de la Conversation
- dîner gastronomique solidaire organisé par Arca France
- Rouen : Lab’Tour immersif autour de la recherche par la Fondation Vaincre Alzheimer
- Dijon : format inédit « 3 heures pour convaincre un mécène »
- Lorient, Metz, Noyal-sur-Seiche : soirées, événements conviviaux et temps de réflexion collective
Ces initiatives démontrent qu’il est possible, pour toute structure, d’adapter Giving Tuesday à son territoire, à ses enjeux et à ses publics.
Un accompagnement renforcé pour les associations et fondations
Giving Tuesday France a poursuivi en 2025 son objectif d’outiller et d’accompagner les structures, notamment les plus petites.
Des webinaires et temps d’échange tout au long de la campagne
- 3 webinaires d’accompagnement gratuits
- 1 webinaire avec Leetchi
- 1 webinaire avec AssoConnect
- 2 webinaires avec We Rise Fundraising
- Plus de 1000 participants à certains temps forts
Ces formats permettent aux associations de monter en compétence, d’échanger entre pairs et de s’inspirer de bonnes pratiques concrètes.
Une dynamique partenariale solide et engagée
La réussite de Giving Tuesday 2025 repose aussi sur une communauté de partenaires fidèles, qui œuvrent pour maximiser la portée du mouvement.
Parmi eux :
- Partenaires financiers : Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, Fondation de France, IDS Media, Testament Solidaire, L’Oréal et Generus
- Plateformes de collecte : Leetchi, AssoConnect, HelloAsso, Dift, Generus, Charitips et iRaiser
- Acteurs du bénévolat : JeVeuxAider.gouv, Tous Bénévoles, Benenova, Benevolt, Vendredi et Make Sense
- Acteurs du don sous toutes ses formes : Etablissement Français du Sang, Les Restos du Cœur, La Cravate Solidaire, Bibliothèques sans frontières, L’agence du don en nature, MesOpinions.com, Change.org, Wikimedia France et Valentin Hauy
- Campagnes sectorielles : We Rise fundraising, 1% for the Planet France, France Nature Environnement, L’Ecole de la Générosité, Fondation Université Paris Nanterre, Réseau Mom’artre et le Collectif des Engagés
À cela s’ajoute l’engagement d’ambassadeurs nationaux et régionaux, avec notamment Brigitte Lecordier comme marraine de l’édition 2025.
Pourquoi rejoindre Giving Tuesday en 2026 ?
Le bilan 2025 le montre clairement : Giving Tuesday est un levier puissant pour les associations et fondations.
Participer, c’est :
- bénéficier d’une visibilité nationale et locale
- rejoindre une communauté engagée et bienveillante
- accéder à des ressources gratuites (kit de com’ et collecte, webinaires, accompagnement)
- inscrire sa structure dans un mouvement international reconnu
- valoriser toutes les formes de générosité, au-delà du seul don financier
👉 Vous êtes une association ou une fondation et souhaitez participer à Giving Tuesday 2026 ?
C’est le moment de rejoindre le mouvement et de contribuer, vous aussi, à faire grandir la générosité en France !
La mobilisation bénévole est au cœur de la vitalité du milieu associatif. Recruter des bénévoles ne suffit plus, le véritable défi réside aujourd’hui dans leur fidélisation. Comment donner envie aux bénévoles de rester, de s’engager dans la durée et de devenir des piliers des projets associatifs auxquels ils contribuent ?
Les participants de la matinée d’engagement et de partage à la Maison de la Conversation, à l’occasion du Giving Tuesday le 2 décembre 2025, ont consacrés une partie de l’événement à ce sujet. Associations, fondations et acteurs de l’engagement se sont réunis pour partager constats, expériences et solutions concrètes. Trois grands piliers ont émergé pour construire un engagement durable :
la convivialité dans les projets, la co-construction avec les participants, et un accompagnement attentif des bénévoles .
La fidélisation des bénévoles : une question d’expérience globale
Les échanges ont mis en lumière un point clé : un bénévole reste rarement uniquement pour la mission. Il reste pour l’expérience humaine qu’il vit au sein de l’association.
Se sentir utile, reconnu, écouté, entouré, pouvoir apprendre et évoluer… La fidélisation repose sur une expérience globale, qui va au-delà de la simple participation aux actions.
Partage, réseau et convivialité : créer le sentiment d’appartenance
L’un des premiers leviers fondamentaux identifiés lors de l’atelier est la convivialité. Les bénévoles s’engagent durablement lorsqu’ils se sentent intégrés à un collectif et qu’ils trouvent leur place dans une communauté soudée. Durant l’atelier d’intelligence collective, plusieurs pratiques concrètes ont été partagées :
- Organiser des moments conviviaux réguliers comme des cafés bénévoles, apéros associatifs, événements ludiques, temps festifs ou informels.
- Développer une culture du lien pour favoriser les échanges spontanés, les discussions informelles, les temps de respiration dans l’action.
- Créer un réseau interne de bénévoles pour encourager l’entraide et les échanges entre pairs.
L’exemple de l’association Les Petits Frères des Pauvres est inspirant. Avec plus de 15 000 bénévoles engagés auprès de personnes âgées isolées, l’association place la vie d’équipe au cœur de son modèle. À travers des échanges avec des bénévoles ressources, membre de l’équipe salariée ou parrains/marraines, un accompagnement personnalisé et des formations adaptées, tout est pensé pour que chaque bénévole vive une expérience épanouissante et collective. Cette approche renforce la fidélisation et donne du sens à l’engagement dans la durée.
Co-construction et responsabilité partagée : donner du pouvoir d’agir
Deuxième pilier clé identifié : la co-construction. Les bénévoles souhaitent de plus en plus être acteurs des projets et ne plus être uniquement dans l’exécution. Les participants ont identifiés certains leviers comme :
- Co-construire des projets, des événements, voire des orientations stratégiques par les bénévoles.
- Mettre en place des binômes de responsabilité (bénévole / salarié, ancien / nouveau bénévole).
- Ouvrir des espaces de décision, à travers des groupes de travail, comités éphémères, ateliers d’idéation.
Lorsque les bénévoles peuvent influencer les projets, ils développent un sentiment de légitimité et d’utilité durable qui est essentiel pour les fidéliser.
La Cimade est un exemple illustrant cette idée de la mobilisation bénévole fondée sur la participation active. Les bénévoles y participent à la réflexion, à la gouvernance et à l’évolution des actions. Autonomie des groupes locaux, responsabilités partagées avec les salariés, accès aux espaces de décision, reconnaissance de l’expertise d’usage au même titre que l’expérience institutionnelle ou juridique, et bien plus. Le bénévolat est pensé comme engagement citoyen, pas seulement comme une aide opérationnelle, et La Cimade part du principe que quand un bénévole peut influencer le projet, il s’y engage durablement.
Tuilage et tutorat : sécuriser les premiers pas
Le troisième pilier qui est ressorti est l’accompagnement, en particulier lors des premières semaines d’engagement. C’est souvent à ce moment-là que se joue la poursuite ou l’abandon de l’engagement bénévole. Les bonnes pratiques identifiées sont :
- Mettre en place un tutorat entre bénévoles (anciens / nouveaux).
- Instaurer des rituels d’accueil clairs : présentation de la mission, des valeurs, du fonctionnement associatif.
- Assurer un suivi bienveillant pour vérifier l’adéquation entre attentes du bénévole et réalité de la mission.
Le tuilage permet de créer un sentiment de sécurité, de soutien et d’apprentissage progressif. Les Restos du Cœur l’ont compris. Avec plus de 75 000 bénévoles, Les Restos du Cœur ont structuré un modèle d’accueil solide : parrainage des nouveaux bénévoles, apprentissage par l’observation des plus anciens et la pratique, suivi dans la durée… Cette approche humaine et réaliste montre que l’accompagnement est un facteur clé de maintien et d’encouragement des bénévoles, en particulier dans les organisations à forte mobilisation bénévole.
Les conclusions de l’atelier d’intelligence collectif : la convergence des trois axes
Les enseignements de l’atelier d’intelligence collective à la Maison de la Conversation convergent vers trois priorités claires pour permettre aux bénévoles de maintenir leur engagement sur la durée.
Nourrir la convivialité pour renforcer le sentiment d’appartenance. Donner du pouvoir d’agir grâce à la co-construction et à la responsabilité partagée, et accompagner chaque bénévole avec attention, dès les premiers pas.
Passer à l’action avec Giving Tuesday France
Ces pistes offrent des leviers concrets pour renforcer la mobilisation et construire des communautés engagées et durables.
Inspirez-vous de ces enseignements, testez-les dans votre organisation et engagez vos bénévoles autrement.
Rejoignez le mouvement Giving Tuesday France pour partager vos pratiques, co-construire des solutions et participer à la prochaine édition de la Journée mondiale de la générosité, le 1er décembre 2026.
Ensemble, faisons du Giving Tuesday France un catalyseur d’engagement et d’innovation durable !
Chaque année, le Giving Tuesday rappelle une évidence trop souvent oubliée : la générosité ne se limite pas au don financier. Elle s’incarne aussi dans la parole, l’écoute, la reconnaissance et la capacité à faire une place à celles et ceux qu’on entend moins.
Lors de la dernière édition, le 2 décembre 2025, les ateliers d’intelligence collective à la Maison de la Conversation ont mis en lumière un enjeu central pour les associations et fondations : l’engagement commence par l’écoute, dans les lieux où ces publics vivent réellement, au travers de formats qui favorisent la confiance et la participation.
Cet article propose de revenir sur les enseignements clés de cet atelier et des exemples concrets et facilement activables dans le cadre de futures campagnes.
Pourquoi les publics invisibles sont un enjeu stratégique pour les associations
Les “publics invisibles” regroupent des réalités multiples : personnes éloignées des institutions, habitants de quartiers peu mobilisés, publics en situation d’isolement social ou culturel, et jeunes ou seniors peu sollicités par les dispositifs d’engagement classiques.
Leur absence de participation n’est pas un manque d’intérêt, mais le résultat de freins :
- manque de confiance,
- sentiment d’illégitimité,
- information peu accessible,
- formats inadaptés à leur quotidien.
Il est nécessaire d’élargir la participation à ces publics pour construire un mouvement inclusif et représentatif de la diversité des formes que prends la générosité.
Miser sur la conversation comme porte d’entrée vers l’engagement
Le premier enseignement fort de l’atelier est clair : l’engagement commence par l’écoute. Avant de proposer une action ou un appel à don, il est indispensable de créer des espaces où chacun peut s’exprimer librement.
Exemples d’actions issues de l’atelier
- Cercles de parole dans des lieux neutres et accessibles.
- Débats itinérants dans les quartiers, marchés, fêtes locales, centres sociaux.
- Dispositifs d’écoute nomades : micro-trottoirs, cabines d’écoute, bancs de parole.
- Installations interactives où chacun peut laisser un témoignage (mur d’expression, boîte à idées, stickers, post-it, capsules audio).
L’objectif est de permettre à chacun de se sentir légitime pour s’exprimer, même s’il ne s’engage pas encore. Ces formats simples renforcent le sentiment de légitimité et constituent souvent un premier pas vers un engagement plus durable.
La Maison de la Conversation traduit cet état d’esprit. Elle a pour mission de briser l’isolement social, et de développer l’engagement citoyen par le biais de la conversation et du dialogue. Ils organisent des dispositifs de conversation (événements, ateliers, performances théâtrales) pour créer de véritables échanges entre différentes communautés et faire naître l’engagement citoyen. Ce lieu montre que la conversation et l’écoute créent la confiance, même avec des publics très éloignés de l’engagement.
Aller physiquement dans les lieux de vie des publics invisibles
Un autre enseignement clé de l’atelier concerne la nécessité de sortir des cadres institutionnels. Les publics invisibles ne fréquentent pas forcément les locaux associatifs ou les événements formels. Il faut proposer des alternatives.
Exemples de lieux identifiés par les participants
- Installation de stands mobiles sur des marchés, places publiques ou fêtes de quartier.
- Organisation de temps d’échange au pied des immeubles, dans les halls ou les espaces communs, en partenariat avec des bailleurs sociaux.
- Présence lors d’événements culturels ou sportifs locaux, avec des dispositifs légers : boîte à idées, questionnaires ludiques, capsules audio.
- Dans les espaces jeunes, comme les écoles, missions locales, centres sociaux.
- Les transports et lieux d’attente (gare, arrêt de bus…) comme lieux de passage où l’on peut installer des micro-dispositifs.
Cette proximité avec les lieux de vie des personnes favorise la confiance et rend l’engagement plus accessible et agréable.
Bibliothèques Sans Frontières illustre bien cet état d’esprit, avec l’initiative Territoires 100 % lecteurs, qu’elle appelle à la création, partout en France, dans les communes, les agglomérations et les départements qui font le pari de la lecture pour la réduction des inégalités et le lien social.
Il s’agit de la mise en mouvement de tous les acteurs d’un territoire qui agissent sur deux fronts complémentaires. En rendant le livre présent partout : dans les bibliothèques, mais aussi dans l’espace public, les associations et centres sociaux, les écoles, les halls d’immeubles, les commerces de quartier, les cafés, les maisons de santé, les Ehpad ; jusque dans les foyers, en permettant aux enfants des familles les plus modestes de constituer leur première bibliothèque. Mais aussi en faisant en sorte que cet accès simplifié se traduise bien en multiplication du nombre de lecteurs. Pour cela il faut changer les représentations et les habitudes : inviter les parents à lire avec leurs enfants, former les éducateurs, impliquer les clubs sportifs, créer des clubs de lecture de quartier. Autant d’actions simples qui, coordonnées, peuvent avoir un impact profond sur les pratiques de lecture.
S’appuyer sur les acteurs locaux déjà en lien avec ces publics
Les ateliers ont montré que l’un des leviers les plus efficaces pour toucher les publics invisibles est de travailler avec des relais de confiance, qui connaissent ces publics et en lesquels ils ont établi un lien de confiance.
Exemples concrets
- Co-construction d’actions avec des éducateurs, médiateur ou travailleurs sociaux.
- Partenariats avec des associations locales de longue date dans les quartiers, clubs sportifs, bibliothèques…
- Implication de leaders informels, tels que des commerçants, parents relais, jeunes engagés, animateurs sportifs.
Ces partenariats permettent d’ancrer les évènements d’engagement dans les réalités locales et de dépasser la logique descendante.
Le Secours populaire traduit cette démarche en intervenant régulièrement avec des associations partenaires d’éducation populaire (Ceméa, l’Anestaps, les Francas, les Eclaireuses et Eclaireurs de France, la Ligue de l’enseignement, Capsaaa, etc.), des lycées techniques (BTS audiovisuel du Lycée Evariste Galois, etc.), des grandes écoles (l’Essec, Sciences Po, etc.) pour mutualiser et valoriser les compétences externes.
La mise en place d’un partenariat avec des acteurs de proximité comme le fait le Secours Populaire, est la stratégie la plus efficace et la plus éthique pour surmonter la barrière de la méfiance et de l’éloignement institutionnel des publics invisibles, et en activant l’engagement citoyen via la relation de confiance déjà établie comme un puissant levier d’intermédiation, pour passer du statut de bénéficiaire à celui d’acteur.
Adultes, enfants, commerçants, entreprises, personnalités : le Secours populaire encourage tous ceux qui le souhaitent à devenir acteur de la solidarité à ses côtés. Dans une logique de refus de l’assistanat, les personnes accueillies sont invitées à participer aux actions de solidarité.
Rendre l’information plus simple, claire et accessible
Un frein majeur à la participation réside dans la complexité des messages. Les publics invisibles sont souvent confrontés à des communications trop institutionnelles ou peu adaptées. Cela nécessite aussi de revoir son message et la manière dont il est communiqué.
Exemples concrets
- Utilisation d’un langage clair, plus direct, convivial et incarné, pour s’éloigner des codes institutionnels
- Diversification des supports : affiches locales, flyers distribués dans les lieux fréquentés, messages audio ou vidéos courtes.
- Traduction des contenus lorsque nécessaire, et attention portée à l’accessibilité visuelle et l’inclusivité des personnes.
Rendre l’information visible et compréhensible est déjà une première forme de reconnaissance.
C’est ce que propose l’APF France Handicap, une association oeuvrant pour la défense des droits des personnes en situation de handicap, dont l’accessibilité de l’information est un combat central.
La Plateforme Handi-Droits est un dispositif mis en place par l’APF pour répondre efficacement aux questions administratives et juridiques des personnes en situation de handicap et les accompagner dans leurs démarches (MDPH, allocations, logement, etc.) Elle a pour objectif de simplifier l’information sur les droits grâce à différents niveaux de réponses. Elle fournit une aide directe et adaptée via des permanences téléphoniques et des rendez-vous personnalisés. Elle permet également aux bénéficiaires d’accéder plus facilement et rapidement à leurs droits (allocations, PCH, CMI).
Proposer des formes d’engagement adaptées aux réalités de chacun
Les participants à l’atelier ont insisté sur un point essentiel : les publics invisibles ne constituent pas un groupe homogène. Leurs contraintes de temps, d’énergie ou de capacité à se mobiliser et s’engager varient fortement.
Exemples de niveau d’engagement issues du travail collectif :
- Ateliers courts et informels, faciles à rejoindre sans inscription.
- Actions “à bas seuil”, qui ne demandent pas de compétences ou de temps préalables.
- Participations symboliques ou créatives (dessiner, voter, raconter).
- Co-construction avec les habitants : partir de leurs idées, pas des vôtres.
- Reconnaître les savoirs, qu’il s’agisse de culture locale, expériences vécues, expertises…
Lorsque les personnes se sentent écoutées et reconnues, et que des évènements adaptés à leurs disponibilités sont proposés, elles passent plus facilement du statut de spectateur à celui d’acteur.
Justice Ensemble montre qu’on mobilise durablement quand les actions sont adaptées aux réalités des publics. Leur méthode repose sur l’organisation collective, l’action directe et la co-construction, en s’appuyant sur des formats accessibles et inclusifs. Plutôt que de proposer des réponses abstraites ou descendantes, Justice Ensemble choisit de reconstruire une puissance populaire à partir du vécu des personnes directement concernées. Leur point de départ : celles et ceux qui subissent en première ligne la dégradation de leurs conditions de vie. Locataires de logements insalubres, habitant·es exposé·es aux pollutions industrielles… Ces publics souvent invisibilisés s’organisent en syndicats d’habitants et habitantes, pour défendre leurs droits et peser collectivement sur les décisions qui les concernent. Le choix même de la structuration en syndicat, s’unir pour faire justice ensemble, incarne cette volonté de construire un pouvoir collectif à partir de l’expérience vécue.
Le Giving Tuesday : un cadre idéal pour amplifier ces dynamiques
La force du Giving Tuesday réside dans sa capacité à fédérer une grande diversité d’acteurs autour d’une vision commune de la générosité. La journée mondiale de la générosité offre un cadre idéal pour tester de nouveaux formats, expérimenter des dispositifs inclusifs et valoriser toutes les formes d’engagement citoyen.
En intégrant davantage les publics invisibles, les associations enrichissent leur impact social, ainsi que la légitimité et la durabilité de leurs actions auprès des publics concernés.
Faire de l’écoute un pilier de vos prochaines campagnes
Créer plus d’espaces pour la parole et la participation des publics invisibles, c’est :
- reconnaître la diversité des formes d’engagement,
- renforcer la confiance entre associations et citoyens,
- construire un engagement citoyen plus juste et plus inclusif.
L’engagement des publics invisibles naît d’une rencontre authentique. ****Ces idées rappellent qu’avant d’inviter à agir, il faut d’abord écouter, reconnaître, et permettre à chacun d’exister dans la conversation publique.
Vous avez participé au Giving Tuesday en 2025, ou souhaitez rejoindre le mouvement le 1er décembre 2026 ? Inspirez-vous de ces pistes pour imaginer des actions plus ouvertes et plus participatives. Rejoignez la communauté du Giving Tuesday France, partagez vos initiatives et contribuez à faire de la générosité une conversation à laquelle chacun peut prendre part.
Le Giving Tuesday n’est pas qu’une période de collecte, c’est avant tout un mouvement avec un objectif plus profond : soutenir les causes qui rendent possible une société juste et ouverte.
À la suite du webinaire organisé par l’Association Française des Fundraisers (AFF) le 12 décembre, une évidence s’est imposée aux près de 120 participants : sans médias libres, pas de démocratie vivante.
Dans un contexte marqué par la désinformation, les pressions économiques, l’érosion de la confiance et la fragilisation de l’espace civique, la question du financement de la presse indépendante et du pluralisme devrait s’imposer comme un enjeu prioritaire pour le secteur philanthropique. Pourtant, en France, c’est encore loin d’être le cas.
Un constat préoccupant : la démocratie, une cause peu financée
Selon les données partagées lors du webinaire, moins de 2 % des fonds philanthropiques français sont aujourd’hui consacrés à la démocratie, à la liberté de la presse et au soutien aux médias indépendants.
Un paradoxe, alors que :
- les modèles économiques des médias sont de plus en plus fragiles ;
- la défiance envers l’information s’accroît ;
- les acteurs de l’éducation aux médias manquent de moyens ;
- la pression sur les journalistes s’intensifie, en France comme ailleurs.
La philanthropie, par habitude ou culture, s’est souvent concentrée sur des causes plus visibles ou plus traditionnelles : santé, éducation, solidarité sociale. Pourtant, la démocratie est une cause « mère », qui conditionne toutes les autres.
Sans une information fiable, pluraliste et accessible, aucune mobilisation citoyenne ne peut réellement s’épanouir.
Trois initiatives qui montrent la voie
Le webinaire a donné la parole à trois structures qui innovent pour financer la démocratie, la liberté d’expression et le pluralisme médiatique. Chacune illustre à sa manière les modèles émergents et les pistes de résilience possibles.
The Conversation France : un modèle hybride entre recherche, philanthropie et lectorat
Lors du webinaire, The Conversation France a rappelé qu’un projet éditorial exigeant repose sur un modèle économique volontairement hybride, pensé pour garantir son indépendance :
- le soutien de son lectorat,
- des partenariats avec le monde académique,
- un financement philanthropique porté par des fondations, dans un cadre strict excluant toute influence sur les contenus.
Ce choix permet au média de s’affranchir des logiques publicitaires et de préserver une information libre, non partisane et accessible à tous. En plaçant la connaissance au cœur du débat démocratique, The Conversation contribue ainsi à renforcer la qualité de l’information et la confiance dans les médias, deux piliers essentiels d’une démocratie vivante.
Kometa : quand le pluralisme rencontre l’innovation financière
La Revue Kometa expérimente des modèles encore peu visibles dans le paysage français :
- mécénat stratégique,
- impact investing,
- fonds de dotation,
- matching grants.
Une manière d’explorer de nouveaux leviers pour que la culture, le débat d’idées et le journalisme de fond trouvent des financements stables et alignés avec leur mission.
Le Fonds pour la Démocratie : structurer un écosystème civique
Créé en 2024, le Fonds pour la Démocratie soutient déjà 13 associations engagées dans :
- la participation citoyenne,
- l’éducation civique,
- l’animation du débat public,
- la protection de l’espace civique.
Son objectif : offrir des financements pluriannuels, apporter de la stabilité, et contribuer à structurer un champ encore trop fragmenté en France.
Un message clé : financer la démocratie, c’est financer toutes les causes
Un fil rouge a traversé l’ensemble des échanges : la démocratie n’est pas une cause parmi d’autres ; elle est la condition de toutes les causes.
Soutenir un média indépendant, financer un organisme qui protège la liberté de la presse, contribuer à un fonds qui renforce la participation citoyenne : ce ne sont pas seulement des choix techniques de financement, mais des engagements pour préserver un cadre collectif où chaque association peut exercer pleinement sa mission.
Pour les fundraisers, cela implique d’adopter une approche nouvelle :
- Penser en termes d’écosystème ;
- Défendre des modèles économiques résilients ;
- Mobiliser les donateurs autour d’une vision, et non d’un simple projet ;
- Rappeler que la liberté d’informer se défend et se finance.
Aller plus loin : repenser la philanthropie à l’aune du pluralisme
Le webinaire a ouvert un débat essentiel, à poursuivre bien au-delà du Giving Tuesday.
Il invite les associations, fondations, mécènes et citoyens à considérer la démocratie comme une cause stratégique, à la hauteur de ses enjeux.
Pour approfondir les enseignements de cette rencontre, l’AFF propose un article complet qui revient sur les échanges, les modèles présentés et les pistes d’action pour les fundraisers.
Parce que protéger la liberté d’informer, c’est protéger la capacité d’agir de toutes les causes solidaires.
Le 2 décembre dernier, le Giving Tuesday France a réuni associations, fondations, entreprises, collectifs citoyens et acteurs de l’engagement à la Maison de la Conversation, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.
Objectif : imaginer ensemble les formes d’engagement de demain qui permettront aux causes de se développer et de toucher des publics toujours plus divers et exigeants.
Cette matinée, placée sous le signe de la co-construction, du dialogue et de l’innovation, a été pensée comme un laboratoire d’idées entre acteurs et actrices de l’engagement. Des prises de parole autour d’initiatives innovantes et des ateliers collaboratifs ont permis de confirmer le dynamisme croissant du mouvement Giving Tuesday France et l’importance de créer des espaces pour penser collectivement l’engagement citoyen.
Un lieu symbolique pour permettre aux voix de la générosité de s’élever
Organiser cet événement à la Maison de la Conversation était très symbolique. Ce tiers-lieu, dédié à la rencontre, au partage et à l’échange, incarne les valeurs mêmes du Giving Tuesday : inclusion, écoute, créativité et convivialité.
Les participants ont pu découvrir ce lieu chaleureux où se croisent habitants, associations, écoles, artistes et acteurs sociaux. Un environnement parfait pour réfléchir à la manière dont la conversation peut devenir un moteur d’engagement et un levier puissant pour créer du lien.
Le 2 décembre, donner la parole à la générosité
La matinée a débuté par un mot d’introduction de Yaële Aferiat (Directrice de l’Association Française des Fundraisers ) et de Xavier Cazard (fondateur de la Maison de la Conversation), qui ont rappelé l’ambition de cette rencontre : faire de chaque participant un acteur actif de la réflexion.
Puis Brigitte Lecordier, comédienne et marraine de Giving Tuesday, a pris la parole autour du thème “Donner de la voix à la générosité”. Elle a partagé la manière dont la voix, l’imaginaire et l’émotion peuvent servir de leviers pour encourager l’engagement, transmettre des messages et fédérer les communautés autour de causes solidaires.

Speed Giving : découvrir des initiatives inspirantes
Le premier temps fort de la matinée, le Speed Giving, a permis aux participants de rencontrer des initiatives innovantes représentant différentes formes d’engagement.
Pendant une heure, les participants se sont rendus sur différentes tables pour échanger avec des porteurs de projets :
- Coexister, qui œuvre pour l’engagement des jeunes via des échanges interconfessionnels
- Le Réseau Môm’artre, qui agit pour rendre la culture accessible à tous sur les temps périscolaires
- La Fondation FACE, qui engage les entreprises et leurs collaborateurs autour de l’inclusion
- L’Oréal, qui propose à ses salariés l’arrondi sur salaire avec MicroDon
- La Fondation Un Avenir Ensemble, qui agit par le mentorat au mérite en faisant appel aux décorés de la Nation
- Le Studio d’expression de soi, qui offre un lieu d’expression libre et inclusive unique.
L’objectif de ce temps était de favoriser la rencontre entre des acteurs d’horizons très différents et d’offrir un aperçu concret des nouvelles façons de mobiliser, former ou sensibiliser les publics.
Chaque porteur de projet a présenté son initiative, avant d’échanger avec les participants. Résultat : de nombreuses idées transférables, des contacts établis et une énergie positive pour nourrir les futures campagnes d’engagement.

Un atelier d’intelligence collective pour imaginer ensemble les nouvelles formes d’engagement
La seconde partie de la matinée était consacrée à un atelier d’idéation guidé autour de la question centrale :
“Comment imaginer de nouvelles formes d’engagement au service des causes et des territoires ?”
Répartis en 6 groupes et accompagnés par des facilitatrices et facilitateurs, les participants ont travaillé pendant 40 minutes avant de restituer leurs idées en plénière. Les paperboards produits lors de ces ateliers en témoignent : les échanges ont été riches, créatifs et pleins d’idées concrètes.

1. Créer plus d’espaces pour la parole et la participation des publics invisibles
Aller vers celles et ceux qui ne viennent jamais : comprendre, écouter, co-construire.
Cet axe a permis d’explorer comment aller à la rencontre des publics dits “invisibles” : personnes éloignées des institutions, non mobilisées, isolées socialement ou culturellement, ou simplement peu touchées par les canaux classiques d’engagement.
Une idée centrale ressort : l’engagement commence par l’écoute, dans les lieux où ces publics vivent réellement, au travers de formats qui favorisent la confiance et la participation.
🔹 1. Miser sur la conversation comme porte d’entrée vers l’engagement
Les échanges révèlent une forte récurrence des formats basés sur la parole et l’écoute.
Propositions issues de l’atelier :
- Cercles de parole dans des lieux neutres et accessibles.
- Débats itinérants dans les quartiers, marchés, fêtes locales, centres sociaux.
- Dispositifs d’écoute nomades : micro-trottoirs, cabines d’écoute, bancs de parole.
- Installations interactives où chacun peut laisser un témoignage (mur d’expression, boîte à idées, stickers, post-it, capsules audio).
Objectif : permettre à chacun de se sentir légitime pour s’exprimer, même s’il ne s’engage pas encore.
🔹 2. Aller physiquement dans les lieux où ces publics vivent
Les participants ont insisté sur une évidence souvent oubliée : pour toucher ceux qui ne viennent jamais, il faut sortir des lieux institutionnels et aller vers eux.
Lieux identifiés :
- Marchés, places publiques, cafés locaux, centres commerciaux.
- Quartiers prioritaires, pieds d’immeubles, halls d’immeubles.
- Fêtes de village, événements sportifs ou culturels.
- Espaces jeunesse : écoles, missions locales, centres sociaux.
- Transports (bus, gares) comme lieux de passage où l’on peut installer des micro-dispositifs.
La proximité géographique crée la proximité relationnelle.
🔹 3. Travailler avec les acteurs déjà en lien avec ces publics
Un levier essentiel pour toucher les “invisibles” est de collaborer avec celles et ceux qui les connaissent, leur inspirent confiance ou partagent leur quotidien.
Acteurs cités :
- Éducateurs de rue, médiateurs, travailleurs sociaux.
- Associations locales implantées dans les quartiers.
- Clubs sportifs, écoles, bibliothèques, maisons de quartier.
- Leaders informels : commerçants, parents relais, jeunes du quartier.
Ces relais permettent d’entrer avec tact et respect dans des communautés qui ne se sentent pas concernées par des initiatives extérieures.
👉 En synthèse : comment aller vers les publics invisibles ?
1️⃣ Créer des espaces de parole ouverts, sécurisants et non jugeants.
2️⃣ Aller dans leurs lieux de vie pour favoriser la rencontre.
3️⃣ S’appuyer sur les acteurs locaux qui ont déjà leur confiance.
L’engagement des publics invisibles naît d’une rencontre authentique. Ces idées rappellent qu’avant d’inviter à agir, il faut d’abord écouter, reconnaître, et permettre à chacun d’exister dans la conversation publique.
2. Fidéliser les bénévoles
Créer les conditions d’un engagement durable, joyeux et nourrissant.
L’axe a mis en lumière trois piliers essentiels pour donner envie aux bénévoles de rester : la convivialité, la co-construction, et un accompagnement attentif.
La fidélisation ne tient pas seulement à la mission proposée, mais à l’expérience globale que vit chaque bénévole dans la communauté associative.
🔹 1. Partage, réseau et convivialité
Les bénévoles restent lorsqu’ils se sentent intégrés à un collectif, accueillis et reconnus.
Idées issues de l’atelier :
- Moments conviviaux réguliers : cafés bénévoles, apéros, événements ludiques, soirées partagées.
- Créer une culture du lien : favoriser les rencontres, les discussions informelles, les temps de respiration.
- Développer un réseau interne : encourager les échanges entre bénévoles pour renforcer l’appartenance.
Un bénévole qui se sent bien reviendra naturellement.
🔹 2. Co-construction et responsabilité partagée
Un des leviers les plus forts pour fidéliser est de permettre au bénévole de contribuer à la réflexion et pas seulement à l’exécution.
Ce qui a émergé :
- Co-construire des projets, des événements, voire des stratégies.
- Créer des binômes de responsabilité : bénévole + salarié, ou ancien + nouveau bénévoles.
- Donner accès à des espaces de décision : groupes de travail, comités éphémères, ateliers d’idéation.
Quand un bénévole peut influencer le projet, il développe un sentiment d’utilité et de légitimité durable.
🔹 3. Tuilage et tutorat
L’accompagnement est crucial pour éviter le décrochage et sécuriser les premiers pas.
Propositions identifiées :
- Mettre en place un tutorat entre anciens et nouveaux bénévoles.
- Instaurer des rituels d’accueil clairs : présentation de la mission, introduction dans l’équipe, explication du fonctionnement de l’association.
- Suivi bienveillant les premières semaines pour s’assurer que la mission correspond aux attentes.
Le tuilage crée un sentiment de soutien et empêche les départs précoces.
👉 En synthèse : les leviers pour fidéliser durablement
1️⃣ Nourrir la convivialité pour renforcer le sentiment d’appartenance.
2️⃣ Donner du pouvoir d’agir grâce à la co-construction.
3️⃣ Accompagner chaque bénévole avec attention, dès les premiers pas.
Un bénévole reste lorsqu’il se sent utile, reconnu et entouré. Ces pistes offrent des leviers concrets pour créer des communautés bénévoles solides, engagées et durables.
3. Encourager l’engagement des jeunes (15–30 ans)
Comprendre leurs motivations, leurs codes et leurs besoins pour mieux les mobiliser.
Cette thématique a mis en lumière plusieurs leviers essentiels pour renforcer l’engagement des jeunes : repenser la manière d’entrer en relation avec eux, valoriser leurs compétences, créer des espaces adaptés et reconnaître les formes variées de contribution qui leur correspondent.
🔹 1. Adopter une pédagogie horizontale et valoriser les compétences
Les participant·es ont souligné que les jeunes souhaitent être considérés comme des partenaires, pas comme des exécutants.
Idées clés :
- Pédagogie horizontale : partager le pouvoir d’agir, co-construire plutôt que prescrire.
- Valorisation des compétences : reconnaître les savoir-faire développés grâce à l’engagement (communication, organisation, médiation…).
- Prendre le temps : éviter les injonctions rapides, installer une relation de confiance.
Impact : donner envie de s’engager en montrant que chaque jeune a une place utile et légitime.
🔹 2. Écouter leurs besoins et redonner un véritable pouvoir d’agir
Il existe une forte attente autour de l’écoute, de la légitimité et de la construction d’un cadre clair.
Ce qui est ressorti :
- Demander en amont : comprendre ce qui les motive, leurs contraintes, leurs attentes.
- Prendre en compte leurs besoins : flexibilité, formats courts, sens concret.
- Les écouter réellement : retour d’expérience, espaces d’expression.
- Définir un cadre et des outils pour qu’ils se sentent autorisés à proposer.
- Renforcer leur pouvoir d’agir : leur donner l’occasion d’initier des idées et de les porter.
Un message fort : ce n’est pas un manque d’envie, mais un besoin de se sentir utile, légitime et entendu.
🔹 3. Reconnaître et valoriser toutes les formes d’engagement
Deux notions se répondent : devoirs vs gratitude. Les jeunes s’investissent lorsque l’engagement est choisi, jamais imposé.
Pistes issues de l’atelier :
- Dire quand c’est bien : feedback constructif, reconnaissance immédiate.
- Mettre en avant leur contribution : vidéos, portraits, témoignages.
- Inscrire leurs actions dans une logique de progression : montée en responsabilité.
- Valoriser les formes émergentes : engagement ponctuel, créatif, hybride.
Les jeunes veulent sentir que leur action compte, pas seulement qu’elle remplit un besoin organisationnel.
👉 En synthèse : comment mieux engager les 15–30 ans ?
1️⃣ Reconnaître leurs compétences et leur donner le pouvoir d’agir.
2️⃣ Construire des espaces d’écoute, de confiance et de co-décision.
3️⃣ Valoriser toutes les formes d’engagement, des plus classiques aux plus créatives.
L’engagement des jeunes existe déjà. Il s’agit avant tout de le comprendre, de l’accompagner et de lui offrir les bons espaces pour s’exprimer.

4. L’engagement en milieu professionnel
Comment mobiliser collaborateurs et entreprises dans une dynamique d’engagement durable ?
Les participant·es ont exploré une palette d’idées permettant de renforcer l’engagement solidaire au sein des organisations. Plusieurs leviers concrets ont émergé, autour de trois axes : favoriser le passage à l’action, créer une culture interne d’engagement, et structurer des parcours motivants et durables.
🔹 1. Faciliter les formes d’engagement ponctuelles et accessibles
L’objectif : proposer des moyens simples, rapides et concrets pour permettre aux salarié·es de contribuer.
Idées clés :
- Don sur salaire et dispositifs complémentaires (round-up, don en nature).
- Journées solidaires avec des associations partenaires.
- Collectes internes (numérique, alimentaire, vêtements, jouets…).
- Mécénat de compétence de courte durée : missions courtes, facilement activables.
Intérêt majeur : réduire les freins à l’engagement en intégrant des formats « plug & play », adaptés au rythme professionnel.
🔹 2. Créer une véritable culture interne de l’engagement
Une idée forte ressort : l’engagement ne se décrète pas, il se cultive. Les entreprises ont un rôle d’animation et de sensibilisation.
Ce qui a émergé :
- Sensibilisation progressive via des parcours d’intégration ou d’accueil comprenant un volet engagement.
- Formations internes : découverte du monde associatif, compréhension des enjeux sociétaux.
- Animations régulières : cafés solidaires, talks inspirants, ateliers thématiques.
- Communication interne adaptée : valorisation des actions des salarié·es engagés, partage d’histoires inspirantes.
Enjeu : rendre l’engagement visible, légitime et valorisé dans la vie de l’entreprise.
🔹 3. Structurer des parcours d’engagement attractifs et durables
Pour dépasser le « one shot », les participant·es ont imaginé des dispositifs permettant d’accompagner les salarié·es dans un engagement plus riche et plus suivi.
Propositions :
- Parcours du salarié engagé : étapes d’accompagnement, valorisation des compétences développées, passerelles vers le mécénat de compétences.
- Mentorat ou mécénat de compétences : implication plus profonde, transmission, accompagnement individuel.
- Gouvernance partagée : impliquer les salarié·es dans la construction des programmes (logique bottom-up).
- Incarnation par les dirigeants : modèle inspirant, soutien explicite, exemplarité.
Vision long terme : inscrire l’engagement dans la stratégie globale de l’entreprise et en faire un levier de cohésion et de sens.
👉 En synthèse : ce que les acteurs de l’engagement peuvent retenir
L’atelier a fait émerger une vision riche et nuancée de l’engagement en milieu professionnel. Trois leviers prioritaires se dégagent :
1️⃣ Simplifier : proposer des formats actionnables rapidement.
2️⃣ Sensibiliser : installer une culture interne de l’engagement.
3️⃣ Structurer : créer des parcours durables et motivants.
En conclusion, l’entreprise apparaît comme un véritable écosystème d’engagement, où chacun (dirigeant, collaborateur, RH, CSE) peut jouer un rôle. Les idées recueillies offrent un réservoir d’inspiration immédiat pour imaginer de nouvelles pratiques et renforcer les liens entre entreprises et associations.
5. Investir l’espace public de manière créative
Rendre visibles les causes, créer des rencontres, susciter l’émotion et l’engagement.
Ce thème a exploré de nombreuses manières d’occuper l’espace public pour faire vivre les causes de façon sensible, inclusive et participative. Les idées partagent un objectif commun : amener les habitants à devenir acteurs et non simples spectateurs, grâce à des formats surprenants, créatifs et accessibles.
🔹 1. Raconter des histoires dans la ville : parcours, récits, traces
Une série d’idées vise à faire vivre les causes à travers le récit, en créant des itinéraires ou des marques visibles.
Idées exprimées :
- Parcours urbains audio ou visuels, basés sur des témoignages locaux ou des récits d’engagement.
- Cartographie symbolique d’un territoire engagé, reliant plusieurs lieux-clés.
- “Porteurs de parole” : dispositifs invitant les passants à réagir à une question forte.
- Installation d’une “ligne de dons” ou d’un chemin visuel matérialisant une cause à travers la ville.
Ces formats transforment l’espace urbain en un terrain d’exploration solidaire.
🔹 2. Multiplier les espaces participatifs et les interactions spontanées
L’espace public devient un lieu d’échange, d’expression et de débat.
Idées évoquées :
- Micro-événements au coin d’une rue : débats, ateliers, jeux coopératifs.
- Mobilisation via QR codes, renvoyant à des contenus ou à des appels à agir.
- Stands légers ou mobiles (triporteurs, cafés solidaires, kiosques), faciles à déplacer selon l’affluence.
- Création de zones de conversations pour aborder la cause dans un cadre informel.
Il s’agit de créer des interactions simples, humaines et immédiates.
🔹 3. Rendre le geste d’engagement visible et accessible
Au-delà de la communication, l’enjeu est de permettre des actions concrètes, rapides, et adaptées à tous.
Propositions relevées :
- Points de collecte installés dans l’espace public (alimentaire, textile, hygiène…).
- Actions de sensibilisation minute, faciles à réaliser en passant.
- Appels à participation intégrés dans les installations artistiques (post-it, dessins, messages…).
- Marathons solidaires, courses engagées, défis chronométrés.
Chaque action doit donner la possibilité d’agir tout de suite, même à petite échelle.
👉 En synthèse : ce qu’on doit retenir pour investir l’espace public
1️⃣ Transformer la ville en terrain d’histoires et de rencontres.
2️⃣ Proposer des formats simples pour agir immédiatement.
3️⃣ Aller vers les habitants là où ils sont, avec des formats légers et inclusifs.
Ces idées montrent que l’espace public n’est pas seulement un lieu de passage, mais un formidable terrain d’engagement, de créativité et de mobilisation citoyenne.
6. L’engagement innovant
Explorer les nouvelles formes d’engagement qui émergent hors des cadres traditionnels.
Cette thématique a permis d’identifier des évolutions profondes dans la manière dont les citoyens, en particulier les jeunes, s’engagent aujourd’hui. Les participant·es ont mis en lumière des formes plus fluides, créatives, communautaires, souvent appuyées sur la technologie ou sur des logiques de pair-à-pair.
Une tendance clé se dessine : l’engagement devient distribué, expérimental et souvent initié par des communautés plutôt que par des structures.
🔹 1. Mobiliser des communautés plutôt que des individus isolés
Les nouvelles formes d’engagement s’appuient de plus en plus sur des groupes organisés autour d’intérêts, de valeurs ou d’enjeux partagés.
Idées évoquées :
- Aller chercher l’engagement via des communautés existantes (gaming, culture, sport, activisme local).
- S’appuyer sur des micro-communautés (collectifs informels, groupes affinitaires…).
- Créer ou activer des coalitions autour d’un même sujet d’intérêt général (ex : climat, droits sociaux).
- Encourager l’action commune : “1% pour la Planète”, actions simultanées dans plusieurs lieux.
L’engagement devient plus puissant lorsqu’il est porté par des communautés déjà structurées.
🔹 2. Intégrer les innovations technologiques comme leviers d’impact
L’atelier fait ressortir plusieurs pistes autour de l’utilisation de la tech, non pas comme finalité, mais comme amplificateur d’engagement.
Exemples identifiés :
- IA pour mettre en relation bénévoles / besoins / projets plus rapidement.
- Plateformes pair-à-pair permettant de connecter directement citoyens et causes.
- Outils collaboratifs favorisant la co-création de campagnes ou de projets solidaires.
- Gaming comme vecteur social : activation de communautés de joueurs autour de défis solidaires ou de mécaniques narratives engageantes.
Les innovations technologiques ouvrent de nouvelles portes pour toucher des publics éloignés des formats classiques.
🔹 3. Faire émerger l’engagement dans la vie quotidienne
L’innovation réside parfois dans le fait d’insérer l’engagement dans des pratiques ordinaires, là où les gens sont déjà actifs.
Idées notées :
- Engagement via des événements culturels : festivals, expositions vivantes, scènes ouvertes.
- Sculptures participatives, œuvres collectives dans l’espace public.
- Intégrer des dimensions solidaires dans des activités déjà existantes : sport, musique, réseaux sociaux, shopping responsable, défis locaux.
Quand l’engagement devient un prolongement naturel de ce que l’on fait déjà, il devient plus accessible.
👉 En synthèse : ce que nous apprend l’engagement innovant
1️⃣ L’engagement se déplace vers les communautés, pas les individus isolés.
2️⃣ La technologie devient un facilitateur puissant de mobilisation.
3️⃣ L’engagement s’intègre à la vie quotidienne, sans rupture.
Ces tendances ouvrent de nouvelles perspectives pour les associations, qui peuvent toucher autrement, plus largement et plus profondément.
Une clôture tournée vers l’avenir
Pour conclure la matinée, Yannick Blanc (vice président de La Fonda) a replacé les idées émises dans les grandes tendances de l’engagement en France.
Il a notamment souligné le développement des dynamiques intergénérationnelles, l’importance du territoire comme échelle de mobilisation, la montée des collectifs citoyens ou encore le besoin de créer des alliances entre associations, entreprises, institutions et habitants.

Une matinée qui marque une étape dans la dynamique Giving Tuesday France
Au fil des échanges, la conviction que l’engagement doit être vécu, partagé et incarné s’est réaffirmé. La matinée à la Maison de la Conversation a offert un espace d’exploration des idées et de co-construction de solutions. Pour expérimenter de nouvelles approches et imaginer ensemble des solutions adaptées aux réalités de terrain.
Les participants sont repartis inspirés, et avec l’envie de développer de nouvelles formes d’engagement au service de leur cause.
À l’occasion du Giving Tuesday France 2025, qui se tiendra le mardi 2 décembre et mettra cette année l’accent sur l’inclusion sous toutes ses formes, un nouvel acteur rejoint le mouvement : le Collectif des Engagés, fondé et présidé par Rémy Rego. À travers son action, le Collectif porte une conviction forte : l’engagement citoyen devient plus puissant lorsqu’il est partagé, valorisé et rendu accessible à toutes et tous. Une vision profondément alignée avec l’esprit du Giving Tuesday.
Un mouvement né pour fédérer toutes les formes d’engagement
Créé en 2023 après quinze années d’expérience dans le secteur associatif, le Collectif des Engagés se structure en association en 2024 pour donner encore plus de portée à sa mission : rassembler les acteurs de l’engagement – associations, fondations, collectifs, entreprises, bénévoles – et faire émerger une solidarité active et inclusive.
Pour son fondateur, Rémy Rego, l’ambition est claire :
« Il ne s’agit pas de réinventer la roue, mais bien de fédérer les initiatives existantes. »
Cette vision se traduit par deux grands rendez-vous annuels :
– La Grande Soirée de l’Engagement,
– Les Trophées nationaux de la Solidarité, qui distinguent des initiatives exemplaires : innovation sociale, inclusion, entreprises responsables, projets citoyens inspirants.
Les lauréats bénéficient non seulement d’une mise en lumière, mais aussi d’un accompagnement personnalisé et de dotations pour renforcer leur action.
Former, accompagner, structurer : un soutien indispensable aux associations
Au-delà de ces événements, le Collectif joue un rôle déterminant dans l’accompagnement des structures qui débutent ou qui franchissent un cap de développement. Il les aide à avancer sur des enjeux clés : communication, collecte de fonds, structuration, lisibilité de l’impact.
Grâce à ses partenariats nationaux, le Collectif ouvre des portes et renforce les compétences du secteur. Un exemple concret : l’Association Française des Fundraisers met gratuitement à disposition des associations accompagnées un accès à ses formations et à son centre de ressources, leur permettant de monter rapidement en compétences.
Cette approche repose sur un principe fort : l’entraide entre acteurs de l’engagement consolide durablement l’ensemble du tissu associatif. En facilitant la coopération et la progression collective, le Collectif contribue à rendre l’écosystème plus solide, plus lisible et plus inclusif.
Un engagement citoyen en mutation
Dans son interview pour l’AFF, Rémy Rego revient sur les transformations profondes de l’engagement ces dernières années.
– Après le Covid, l’envie d’agir n’a pas disparu, elle s’est transformée. Les citoyens cherchent des formats plus souples, ponctuels, immédiats.
– Du côté des entreprises, la prudence domine : dans un contexte d’incertitude, elles tendent à reconduire leurs partenariats plutôt qu’à en initier de nouveaux.
– En parallèle, une diversification des profils engagés apparaît. Les jeunes, les actifs, les retraités, les collectifs informels ou encore les équipes d’entreprise, chacun veut contribuer à sa manière.
Le rôle du Collectif ? Accompagner ces mutations, valoriser les initiatives de ses membres et défendre une vision inclusive de l’engagement.
Première participation au Giving Tuesday : une résonance évidente
2025 marque la première participation du Collectif des Engagés au Giving Tuesday France. Pour Rémy Rego, cette mobilisation nationale arrive à point nommé :
« Alors que de nombreuses alertes concernent aujourd’hui les financements associatifs, le Giving Tuesday 2025 sera plus que jamais un moment pour mobiliser autour de sa cause et faire résonner collectivement l’impact des associations. »
En rejoignant la campagne, le Collectif souhaite :
– renforcer la visibilité des projets solidaires,
– fédérer autour d’une journée qui célèbre la générosité sous toutes ses formes,
– porter haut la voix des structures engagées dans l’inclusion.
Rendez-vous le 2 décembre à la Maison de la Conversation
Une matinée spéciale Giving Tuesday à la Maison de la Conversation aura lieu le 2 décembre, un événement emblématique consacré aux nouvelles formes d’engagement.
Au programme :
– l’intervention inspirante de Brigitte Lecordier,
– un format Speed Giving,
– un atelier collaboratif,
– la rencontre avec des associations et acteurs engagés dans l’inclusion, l’éducation, la jeunesse et l’innovation sociale.
Un moment pour se rencontrer, s’inspirer, imaginer ensemble et célébrer l’engagement.
– Le 2 décembre, de 9h à 13h
– Maison de la Conversation, Paris 18e
– Avec Brigitte Lecordier, marraine du Giving Tuesday 2025
Inscription gratuite
Chaque année, le Giving Tuesday France mobilise des centaines d’acteurs engagés : associations, universités, hôpitaux, fondations, entreprises et collectifs citoyens. Ce mouvement international, devenu un rendez-vous incontournable pour la générosité en France, revient le 2 décembre prochain avec une dynamique exceptionnelle en région.
Pour toutes les organisations qui souhaitent renforcer leur collecte de fonds, développer leur visibilité ou créer de nouvelles synergies locales, les événements organisés partout en France représentent une opportunité unique.
Dans cet article, nous faisons le point sur les rendez-vous phares à ne pas manquer, région par région, afin de vous inspirer et d’accompagner efficacement votre participation au Giving Tuesday.
Pourquoi participer aux événements en région à l’occasion du Giving Tuesday France ?
Participer à un événement local, c’est :
- Rencontrer des partenaires potentiels, mécènes, associations ou citoyens engagés,
- Découvrir des initiatives inspirantes pour votre propre campagne de collecte,
- Visibiliser votre organisation auprès du tissu local,
- Accéder à des ressources, ateliers et témoignages utiles pour structurer votre communication,
- Contribuer à la dynamique collective, pour faire grandir la culture de la générosité.
Le thème “Un jour, mille façons d’agir” prend tout son sens à travers ces initiatives locales, qui permettent à chacune et chacun de participer à sa manière et à son échelle.
Les événements Giving Tuesday en région :
Partout en France, des acteurs engagés proposent ateliers, afterworks, visites inspirantes, moments festifs ou actions solidaires. Voici un tour d’horizon des temps forts annoncés.
Grenoble, 19 novembre
Afterwork spécial Giving Tuesday
Le groupe régional de l’Association Française des Fundraisers (AFF) donne le coup d’envoi avec un afterwork dédié à ses adhérents de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Au programme : échanges entre professionnels de la collecte, bonnes pratiques, inspirations et retours d’expérience. Idéal pour affiner sa stratégie avant la grande journée de la générosité.
Marseille, 20 novembre
Atelier « Se mobiliser pour le Giving Tuesday »
À La Ruche Marseille, structures engagées et porteurs de projets sont invités à un atelier collaboratif consacré à la mise en place d’actions pour le Giving Tuesday. Une excellente opportunité pour construire une campagne dynamique, clarifier ses messages et repartir avec un plan concret.
Nanterre, 27 novembre
Marché d’hiver solidaire & collecte de livres
L’Université Paris Nanterre organise un marché solidaire et une grande collecte de livres au profit de Bibliothèques Sans Frontières. Une manière festive et participative d’engager étudiants, personnels, associations et habitants autour de la solidarité.
Lille, du 1er au 6 décembre
Opération Don de sang en Hauts-de-France
L’Établissement Français du Sang mobilise la région autour d’une opération spéciale Giving Tuesday.
L’occasion de rappeler qu’un don peut sauver des vies : une action à fort impact, simple et accessible à tous.
Paris, du 1er au 7 décembre
Première Semaine de la Générosité à l’Hôpital Américain de Paris
Pour la première fois, l’Hôpital Américain de Paris organise une semaine complète de sensibilisation et d’événements autour de la générosité, des dons et de l’engagement hospitalier. Un exemple inspirant d’institution qui met le Giving Tuesday au cœur de sa stratégie philanthropique.
Lorient, 2 décembre
Soirée de gala du Fonds de Dotation Kerpape
Le Fonds de Dotation Kerpape met l’accent sur l’inclusion en entreprise à travers une soirée de gala.
Une initiative forte qui montre combien le Giving Tuesday peut être un vecteur de mobilisation autour de sujets sociétaux majeurs.
Rouen, 2 décembre
Lab’Tour : coulisses de la recherche Alzheimer
Rencontre privilégiée avec le Dr Magalie Lecourtois lors d’un Lab’Tour inédit. Une immersion dans la recherche Alzheimer, qui met en lumière la nécessité de soutenir l’innovation médicale et la recherche scientifique.
Dijon, 2 décembre
Le groupe régional de l’AFF organise une session de pitchs associatifs devant des entreprises mécènes.
Objectif : permettre à des organisations locales de présenter leur projet, de gagner en visibilité et de déclencher de nouveaux partenariats.
Saint-Julien-lès-Metz, 2 décembre
Grand rendez-vous territorial de Moselle Mécènes Solidaires
Un moment fédérateur pour les acteurs du territoire, centré sur la mobilisation des mécènes locaux et la présentation d’initiatives associatives. Une rencontre clé pour favoriser les liens entre entreprises et structures à impact.
Noyal-sur-Seiche, 2 décembre
Mur de gratitude et discussions autour de la générosité
Au café social d’Espoir 35, habitants et bénéficiaires sont invités à partager messages, souvenirs ou remerciements autour d’un mur de gratitude. Un format simple mais puissant, qui valorise l’humain et renforce la cohésion locale.
Paris, 2 décembre
Matinée Giving Tuesday à la Maison de la Conversation
Débats et interventions autour des nouveaux modèles d’engagement, avec notamment la participation de Brigitte Lecordier. Une rencontre inspirante pour repenser la manière dont associations et citoyens peuvent agir aujourd’hui.
Paris, 2 décembre
Les Assises de la Philanthropie par l’Institut Pasteur
Depuis 2009, l’Institut Pasteur organise ce rendez-vous incontournable sur le sujet de la philanthropie, réunissant des experts français et internationaux autours de thématiques inédites et rassemblant l’ensemble des acteurs du secteur.
Paris, 2 décembre
Dîner gastronomique solidaire au restaurant Nosso
L’association Arca France propose un dîner solidaire dont une partie des bénéfices soutiendra ses actions.
Une belle démonstration de la rencontre entre gastronomie, engagement et générosité.
Rejoignez la dynamique : inscrivez-vous à un événement près de chez vous !
Que vous souhaitiez apprendre, vous inspirer, rencontrer des mécènes ou simplement célébrer la générosité, il existe forcément un événement près de chez vous.
Inscrivez-vous dès maintenant à l’un des événements du Giving Tuesday France et devenez acteur de la journée mondiale de la générosité.
Chaque participation compte et chaque action contribue à faire du 2 décembre une journée exceptionnelle. 💙
Le 2 décembre 2025, Giving Tuesday France investit la Maison de la Conversation, un lieu emblématique du 18e arrondissement de Paris, pour une matinée collaborative dédiée à un enjeu central : comment imaginer de nouvelles formes d’engagement au service des causes et des territoires ?
Cet événement gratuit et ouvert à toutes et tous réunira associations, fundraisers, jeunes engagés, collectifs citoyens, entreprises et acteurs publics. L’objectif : créer un espace vivant où la générosité se pense, se partage et s’expérimente autrement.
Brigitte Lecordier : une voix emblématique pour ouvrir la matinée
Cette édition s’ouvrira par une intervention exceptionnelle de Brigitte Lecordier, voix emblématique de Goku, Oui-Oui, Peepoodo, Ninou et tant d’autres et marraine du Giving Tuesday 2025.
Elle partagera son regard sur la puissance des voix qui relient, sur l’importance des émotions dans l’engagement et sur la manière dont chacun peut inspirer autour de soi. En donnant « de la voix à la générosité », elle donnera le ton d’une matinée fondée sur l’envie de transmettre, d’encourager et d’agir ensemble.
Une ouverture forte, chaleureuse et profondément humaine.
Une matinée pour explorer de nouvelles formes d’engagement
Après le mot de bienvenue et l’ouverture de Brigitte Lecordier, les participants entreront au cœur de l’événement avec un temps fort : le Speed Giving. Ce format participatif permettra de découvrir plusieurs initiatives citoyennes, associatives ou intergénérationnelles à travers un jeu de rencontres accélérées. Chaque porteur de projet présentera son action, son impact et les stratégies qu’il développe pour renouveler l’engagement.
Au fil des échanges, les participants recueilleront des idées concrètes, reproductibles dans leurs contextes, tout en tissant des liens avec des acteurs issus d’horizons très différents. L’association Coexister, le Réseau Môm’artre, la Fondation FACE, ou encore le Studio d’expression de la Maison de la Conversation seront parmi les présents.
La deuxième partie de la matinée sera consacrée à un atelier collaboratif, conçu comme un espace d’intelligence collective. Les participants réfléchiront ensemble à la manière de renouveler les pratiques d’engagement : comment mobiliser autrement ? Comment renforcer la participation des jeunes ? Comment créer des alliances territoriales nouvelles ? Comment encourager des formes d’entraide adaptées aux enjeux actuels ?
Cet atelier offrira un cadre propice à l’émergence d’idées neuves, de pistes opérationnelles et d’expérimentations possibles pour les organisations présentes.
La matinée se terminera par une prise de parole permettant de relier les échanges du jour aux grandes tendances de la générosité en France. Cette intervention replacera les dynamiques observées dans un contexte plus large : transformation des comportements donateurs, nouveaux usages citoyens, évolution des modèles associatifs, montée des engagements hybrides, etc.
Un cocktail convivial clôturera la rencontre et offrira un temps de networking pour prolonger les conversations et créer de nouvelles connexions.
Pourquoi participer ?
Cet événement Giving Tuesday vise à créer un espace rare : un lieu où l’on peut rencontrer, comprendre, collaborer et imaginer autrement. Il met en lumière des initiatives innovantes portées par des jeunes, des associations et des collectifs citoyens, tout en favorisant la création d’alliances inédites entre acteurs associatifs, entreprises, institutions et citoyens.
Il s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent s’outiller, découvrir de nouvelles pratiques, renforcer leurs convictions ou simplement nourrir leur motivation à agir.
Pourquoi la Maison de la Conversation ?
La Maison de la Conversation incarne l’esprit du Giving Tuesday : un lieu où l’on crée du lien, où l’on se rencontre au-delà des habitudes, où la parole circule et où la confiance se cultive.
Ce tiers-lieu d’innovation sociale repose sur les valeurs d’égalité, d’inclusion, d’utilité et de convivialité. Il offre un cadre idéal pour expérimenter la conversation comme moteur d’engagement, et pour imaginer des formes d’entraide adaptées aux défis contemporains.
Rejoignez-nous le 2 décembre !
Le Giving Tuesday 2025 à la Maison de la Conversation sera un moment fort pour célébrer la générosité, découvrir des initiatives inspirantes et imaginer ensemble comment faire évoluer nos façons d’agir.
- Mardi 2 décembre 2025, de 9h à 13h
- Maison de la Conversation – 12 Rue Maurice Grimaud, Paris 18e
- Entrée gratuite sur inscription
