Il y a des anniversaires qui invitent à regarder en arrière. Et puis il y a ceux qui donnent envie de regarder autrement devant nous.
En 2026, le monde associatif français en célèbre deux : les 20 ans du Forum National des Associations et Fondations (FNAF) et les 125 ans de la loi du 1er juillet 1901. Deux dates qui racontent, chacune à leur manière, la force d’un écosystème qui s’est construit dans le temps mais qui doit aujourd’hui continuer à se réinventer.
Ces anniversaires arrivent dans une période particulière. Notre société est traversée par les fractures, la défiance et le sentiment d’un éloignement croissant entre les individus. Dans ce contexte, parler de générosité peut sembler simple. Pourtant, faire de la générosité une véritable norme sociale est un projet profondément collectif. C’est précisément la conviction qui anime Giving Tuesday : la générosité ne grandit que lorsqu’elle est portée ensemble.
Une conviction : la générosité a besoin du collectif
Donner, bien sûr, c’est un geste individuel. Mais la générosité dépasse largement l’acte de donner. Elle peut prendre la forme d’un engagement bénévole, d’un don financier, d’un partage de compétences, d’une attention portée aux autres, d’une mobilisation citoyenne. Elle devient véritablement transformatrice lorsqu’elle cesse d’être une exception pour devenir une culture commune.
Or, une culture ne se décrète pas, elle se construit. Par contagion, par l’exemple, par les récits que nous partageons et par les alliances que nous créons.
Faire grandir la générosité, c’est faire ensemble. C’est là que notre rôle, en tant que Giving Tuesday, prend tout son sens. Nous ne sommes ni une association qui collecte des dons, ni une organisation qui porte seule une cause. Giving Tuesday France est un mouvement libre, porté par l’Association Française des Fundraisers, qui rassemble des acteurs très différents ayant pour ambition de faire de la générosité un réflexe collectif.
20ᵉ édition du FNAF, une illustration du pouvoir collectif
Cette position collective est essentielle, parce qu’aucun acteur, aussi engagé soit-il, ne peut à lui seul transformer durablement les comportements.
Une association peut mobiliser ses communautés. Une entreprise peut engager ses collaborateurs. Un média peut rendre visibles des initiatives. Un créateur de contenu peut inspirer son audience. Une collectivité peut ouvrir de nouveaux espaces de participation. Un citoyen peut entraîner son entourage. Et lorsqu’ils agissent ensemble, ces initiatives individuelles changent d’échelle
C’est le principe même d’une alliance : ne pas chercher à faire à la place des autres, mais créer les conditions pour que chacun puisse contribuer à une dynamique qui le dépasse.
Le FNAF constitue à cet égard une illustration particulièrement forte. Pour sa 20ᵉ édition, le 15 octobre 2026 au CENTQUATRE-PARIS, il rassemblera une nouvelle fois une grande partie de l’écosystème associatif et philanthropique autour de l’ambition d’« agir ensemble, influer durablement, transformer profondément ». Au-delà de l’anniversaire, ce qui compte est cette capacité à réunir des acteurs qui n’ont pas toujours les mêmes métiers, les mêmes leviers ou les mêmes priorités, mais qui partagent une volonté commune d’agir.
2026, un moment charnière pour la générosité en France
Les 125 ans de la loi 1901 nous rappellent la puissance de ce que nous sommes capables de construire lorsque nous nous organisons librement autour d’un intérêt collectif.
Célébrer cet héritage ne doit pas nous conduire à considérer le modèle associatif comme acquis. Au contraire. Les défis sociaux, environnementaux ou démocratiques auxquels nous faisons face sont trop complexes pour être abordés en silos. Le mouvement associatif doit continuer à inventer de nouvelles alliances. Avec les entreprises, les institutions, les médias, les créateurs, les citoyens. Et entre associations elles-mêmes.
C’est aussi pourquoi 2026 peut être un moment charnière pour la générosité. Nous avons besoin de passer d’une logique où chacun cherche à mobiliser « son » public à une logique où nous cherchons à faire grandir le public de la générosité. D’une juxtaposition de campagnes à une culture commune, et d’initiatives isolées à une dynamique de mouvement.
Le mouvement du Giving Tuesday est né de cette idée : créer un moment de mobilisation capable de dépasser les frontières des organisations pour rappeler que chacun peut agir et que chaque geste compte. Mais notre ambition va plus loin que quelques jours dans l’année. Le véritable enjeu est de contribuer collectivement à installer la générosité dans nos habitudes, nos conversations et notre quotidien. Car si nous voulons qu’elle devienne une norme sociale, il faut qu’elle soit visible. Il faut qu’elle soit valorisée. Il faut qu’elle soit accessible. Et surtout, il faut qu’elle soit portée par le plus grand nombre.
Et si notre avenir dépendait de notre capacité à nous relier ?
C’est peut-être là le principal enseignement de ces anniversaires : ce qui dure n’est pas seulement ce qui a été construit. C’est ce que l’on continue à faire vivre ensemble.
Vingt ans de FNAF, cent vingt-cinq ans de loi 1901 : deux repères qui racontent la vitalité d’un écosystème capable de se rassembler, de se remettre en question et d’agir.
À nous désormais de faire de la générosité un autre espace de rassemblement. La générosité reste l’un des gestes qui nous relient même dans une société fragmentée.
Et parce qu’elle ne deviendra jamais une norme si chacun la porte dans son coin. En 2026, faisons donc le choix de s’allier pour que chaque engagement en inspire un autre, que chaque acteur puisse entraîner son écosystème, et que la générosité, ensemble, change véritablement d’échelle.
Associations, fondations, entreprises engagées, citoyens. Rejoignez le mouvement Giving Tuesday France !
La mobilisation bénévole est au cœur de la vitalité du milieu associatif. Recruter des bénévoles ne suffit plus, le véritable défi réside aujourd’hui dans leur fidélisation. Comment donner envie aux bénévoles de rester, de s’engager dans la durée et de devenir des piliers des projets associatifs auxquels ils contribuent ?
Les participants de la matinée d’engagement et de partage à la Maison de la Conversation, à l’occasion du Giving Tuesday le 2 décembre 2025, ont consacrés une partie de l’événement à ce sujet. Associations, fondations et acteurs de l’engagement se sont réunis pour partager constats, expériences et solutions concrètes. Trois grands piliers ont émergé pour construire un engagement durable :
la convivialité dans les projets, la co-construction avec les participants, et un accompagnement attentif des bénévoles .
La fidélisation des bénévoles : une question d’expérience globale
Les échanges ont mis en lumière un point clé : un bénévole reste rarement uniquement pour la mission. Il reste pour l’expérience humaine qu’il vit au sein de l’association.
Se sentir utile, reconnu, écouté, entouré, pouvoir apprendre et évoluer… La fidélisation repose sur une expérience globale, qui va au-delà de la simple participation aux actions.
Partage, réseau et convivialité : créer le sentiment d’appartenance
L’un des premiers leviers fondamentaux identifiés lors de l’atelier est la convivialité. Les bénévoles s’engagent durablement lorsqu’ils se sentent intégrés à un collectif et qu’ils trouvent leur place dans une communauté soudée. Durant l’atelier d’intelligence collective, plusieurs pratiques concrètes ont été partagées :
- Organiser des moments conviviaux réguliers comme des cafés bénévoles, apéros associatifs, événements ludiques, temps festifs ou informels.
- Développer une culture du lien pour favoriser les échanges spontanés, les discussions informelles, les temps de respiration dans l’action.
- Créer un réseau interne de bénévoles pour encourager l’entraide et les échanges entre pairs.
L’exemple de l’association Les Petits Frères des Pauvres est inspirant. Avec plus de 15 000 bénévoles engagés auprès de personnes âgées isolées, l’association place la vie d’équipe au cœur de son modèle. À travers des échanges avec des bénévoles ressources, membre de l’équipe salariée ou parrains/marraines, un accompagnement personnalisé et des formations adaptées, tout est pensé pour que chaque bénévole vive une expérience épanouissante et collective. Cette approche renforce la fidélisation et donne du sens à l’engagement dans la durée.
Co-construction et responsabilité partagée : donner du pouvoir d’agir
Deuxième pilier clé identifié : la co-construction. Les bénévoles souhaitent de plus en plus être acteurs des projets et ne plus être uniquement dans l’exécution. Les participants ont identifiés certains leviers comme :
- Co-construire des projets, des événements, voire des orientations stratégiques par les bénévoles.
- Mettre en place des binômes de responsabilité (bénévole / salarié, ancien / nouveau bénévole).
- Ouvrir des espaces de décision, à travers des groupes de travail, comités éphémères, ateliers d’idéation.
Lorsque les bénévoles peuvent influencer les projets, ils développent un sentiment de légitimité et d’utilité durable qui est essentiel pour les fidéliser.
La Cimade est un exemple illustrant cette idée de la mobilisation bénévole fondée sur la participation active. Les bénévoles y participent à la réflexion, à la gouvernance et à l’évolution des actions. Autonomie des groupes locaux, responsabilités partagées avec les salariés, accès aux espaces de décision, reconnaissance de l’expertise d’usage au même titre que l’expérience institutionnelle ou juridique, et bien plus. Le bénévolat est pensé comme engagement citoyen, pas seulement comme une aide opérationnelle, et La Cimade part du principe que quand un bénévole peut influencer le projet, il s’y engage durablement.
Tuilage et tutorat : sécuriser les premiers pas
Le troisième pilier qui est ressorti est l’accompagnement, en particulier lors des premières semaines d’engagement. C’est souvent à ce moment-là que se joue la poursuite ou l’abandon de l’engagement bénévole. Les bonnes pratiques identifiées sont :
- Mettre en place un tutorat entre bénévoles (anciens / nouveaux).
- Instaurer des rituels d’accueil clairs : présentation de la mission, des valeurs, du fonctionnement associatif.
- Assurer un suivi bienveillant pour vérifier l’adéquation entre attentes du bénévole et réalité de la mission.
Le tuilage permet de créer un sentiment de sécurité, de soutien et d’apprentissage progressif. Les Restos du Cœur l’ont compris. Avec plus de 75 000 bénévoles, Les Restos du Cœur ont structuré un modèle d’accueil solide : parrainage des nouveaux bénévoles, apprentissage par l’observation des plus anciens et la pratique, suivi dans la durée… Cette approche humaine et réaliste montre que l’accompagnement est un facteur clé de maintien et d’encouragement des bénévoles, en particulier dans les organisations à forte mobilisation bénévole.
Les conclusions de l’atelier d’intelligence collectif : la convergence des trois axes
Les enseignements de l’atelier d’intelligence collective à la Maison de la Conversation convergent vers trois priorités claires pour permettre aux bénévoles de maintenir leur engagement sur la durée.
Nourrir la convivialité pour renforcer le sentiment d’appartenance. Donner du pouvoir d’agir grâce à la co-construction et à la responsabilité partagée, et accompagner chaque bénévole avec attention, dès les premiers pas.
Passer à l’action avec Giving Tuesday France
Ces pistes offrent des leviers concrets pour renforcer la mobilisation et construire des communautés engagées et durables.
Inspirez-vous de ces enseignements, testez-les dans votre organisation et engagez vos bénévoles autrement.
Rejoignez le mouvement Giving Tuesday France pour partager vos pratiques, co-construire des solutions et participer à la prochaine édition de la Journée mondiale de la générosité, le 1er décembre 2026.
Ensemble, faisons du Giving Tuesday France un catalyseur d’engagement et d’innovation durable !
Chaque année, le Giving Tuesday rappelle une évidence trop souvent oubliée : la générosité ne se limite pas au don financier. Elle s’incarne aussi dans la parole, l’écoute, la reconnaissance et la capacité à faire une place à celles et ceux qu’on entend moins.
Lors de la dernière édition, le 2 décembre 2025, les ateliers d’intelligence collective à la Maison de la Conversation ont mis en lumière un enjeu central pour les associations et fondations : l’engagement commence par l’écoute, dans les lieux où ces publics vivent réellement, au travers de formats qui favorisent la confiance et la participation.
Cet article propose de revenir sur les enseignements clés de cet atelier et des exemples concrets et facilement activables dans le cadre de futures campagnes.
Pourquoi les publics invisibles sont un enjeu stratégique pour les associations
Les “publics invisibles” regroupent des réalités multiples : personnes éloignées des institutions, habitants de quartiers peu mobilisés, publics en situation d’isolement social ou culturel, et jeunes ou seniors peu sollicités par les dispositifs d’engagement classiques.
Leur absence de participation n’est pas un manque d’intérêt, mais le résultat de freins :
- manque de confiance,
- sentiment d’illégitimité,
- information peu accessible,
- formats inadaptés à leur quotidien.
Il est nécessaire d’élargir la participation à ces publics pour construire un mouvement inclusif et représentatif de la diversité des formes que prends la générosité.
Miser sur la conversation comme porte d’entrée vers l’engagement
Le premier enseignement fort de l’atelier est clair : l’engagement commence par l’écoute. Avant de proposer une action ou un appel à don, il est indispensable de créer des espaces où chacun peut s’exprimer librement.
Exemples d’actions issues de l’atelier
- Cercles de parole dans des lieux neutres et accessibles.
- Débats itinérants dans les quartiers, marchés, fêtes locales, centres sociaux.
- Dispositifs d’écoute nomades : micro-trottoirs, cabines d’écoute, bancs de parole.
- Installations interactives où chacun peut laisser un témoignage (mur d’expression, boîte à idées, stickers, post-it, capsules audio).
L’objectif est de permettre à chacun de se sentir légitime pour s’exprimer, même s’il ne s’engage pas encore. Ces formats simples renforcent le sentiment de légitimité et constituent souvent un premier pas vers un engagement plus durable.
La Maison de la Conversation traduit cet état d’esprit. Elle a pour mission de briser l’isolement social, et de développer l’engagement citoyen par le biais de la conversation et du dialogue. Ils organisent des dispositifs de conversation (événements, ateliers, performances théâtrales) pour créer de véritables échanges entre différentes communautés et faire naître l’engagement citoyen. Ce lieu montre que la conversation et l’écoute créent la confiance, même avec des publics très éloignés de l’engagement.
Aller physiquement dans les lieux de vie des publics invisibles
Un autre enseignement clé de l’atelier concerne la nécessité de sortir des cadres institutionnels. Les publics invisibles ne fréquentent pas forcément les locaux associatifs ou les événements formels. Il faut proposer des alternatives.
Exemples de lieux identifiés par les participants
- Installation de stands mobiles sur des marchés, places publiques ou fêtes de quartier.
- Organisation de temps d’échange au pied des immeubles, dans les halls ou les espaces communs, en partenariat avec des bailleurs sociaux.
- Présence lors d’événements culturels ou sportifs locaux, avec des dispositifs légers : boîte à idées, questionnaires ludiques, capsules audio.
- Dans les espaces jeunes, comme les écoles, missions locales, centres sociaux.
- Les transports et lieux d’attente (gare, arrêt de bus…) comme lieux de passage où l’on peut installer des micro-dispositifs.
Cette proximité avec les lieux de vie des personnes favorise la confiance et rend l’engagement plus accessible et agréable.
Bibliothèques Sans Frontières illustre bien cet état d’esprit, avec l’initiative Territoires 100 % lecteurs, qu’elle appelle à la création, partout en France, dans les communes, les agglomérations et les départements qui font le pari de la lecture pour la réduction des inégalités et le lien social.
Il s’agit de la mise en mouvement de tous les acteurs d’un territoire qui agissent sur deux fronts complémentaires. En rendant le livre présent partout : dans les bibliothèques, mais aussi dans l’espace public, les associations et centres sociaux, les écoles, les halls d’immeubles, les commerces de quartier, les cafés, les maisons de santé, les Ehpad ; jusque dans les foyers, en permettant aux enfants des familles les plus modestes de constituer leur première bibliothèque. Mais aussi en faisant en sorte que cet accès simplifié se traduise bien en multiplication du nombre de lecteurs. Pour cela il faut changer les représentations et les habitudes : inviter les parents à lire avec leurs enfants, former les éducateurs, impliquer les clubs sportifs, créer des clubs de lecture de quartier. Autant d’actions simples qui, coordonnées, peuvent avoir un impact profond sur les pratiques de lecture.
S’appuyer sur les acteurs locaux déjà en lien avec ces publics
Les ateliers ont montré que l’un des leviers les plus efficaces pour toucher les publics invisibles est de travailler avec des relais de confiance, qui connaissent ces publics et en lesquels ils ont établi un lien de confiance.
Exemples concrets
- Co-construction d’actions avec des éducateurs, médiateur ou travailleurs sociaux.
- Partenariats avec des associations locales de longue date dans les quartiers, clubs sportifs, bibliothèques…
- Implication de leaders informels, tels que des commerçants, parents relais, jeunes engagés, animateurs sportifs.
Ces partenariats permettent d’ancrer les évènements d’engagement dans les réalités locales et de dépasser la logique descendante.
Le Secours populaire traduit cette démarche en intervenant régulièrement avec des associations partenaires d’éducation populaire (Ceméa, l’Anestaps, les Francas, les Eclaireuses et Eclaireurs de France, la Ligue de l’enseignement, Capsaaa, etc.), des lycées techniques (BTS audiovisuel du Lycée Evariste Galois, etc.), des grandes écoles (l’Essec, Sciences Po, etc.) pour mutualiser et valoriser les compétences externes.
La mise en place d’un partenariat avec des acteurs de proximité comme le fait le Secours Populaire, est la stratégie la plus efficace et la plus éthique pour surmonter la barrière de la méfiance et de l’éloignement institutionnel des publics invisibles, et en activant l’engagement citoyen via la relation de confiance déjà établie comme un puissant levier d’intermédiation, pour passer du statut de bénéficiaire à celui d’acteur.
Adultes, enfants, commerçants, entreprises, personnalités : le Secours populaire encourage tous ceux qui le souhaitent à devenir acteur de la solidarité à ses côtés. Dans une logique de refus de l’assistanat, les personnes accueillies sont invitées à participer aux actions de solidarité.
Rendre l’information plus simple, claire et accessible
Un frein majeur à la participation réside dans la complexité des messages. Les publics invisibles sont souvent confrontés à des communications trop institutionnelles ou peu adaptées. Cela nécessite aussi de revoir son message et la manière dont il est communiqué.
Exemples concrets
- Utilisation d’un langage clair, plus direct, convivial et incarné, pour s’éloigner des codes institutionnels
- Diversification des supports : affiches locales, flyers distribués dans les lieux fréquentés, messages audio ou vidéos courtes.
- Traduction des contenus lorsque nécessaire, et attention portée à l’accessibilité visuelle et l’inclusivité des personnes.
Rendre l’information visible et compréhensible est déjà une première forme de reconnaissance.
C’est ce que propose l’APF France Handicap, une association oeuvrant pour la défense des droits des personnes en situation de handicap, dont l’accessibilité de l’information est un combat central.
La Plateforme Handi-Droits est un dispositif mis en place par l’APF pour répondre efficacement aux questions administratives et juridiques des personnes en situation de handicap et les accompagner dans leurs démarches (MDPH, allocations, logement, etc.) Elle a pour objectif de simplifier l’information sur les droits grâce à différents niveaux de réponses. Elle fournit une aide directe et adaptée via des permanences téléphoniques et des rendez-vous personnalisés. Elle permet également aux bénéficiaires d’accéder plus facilement et rapidement à leurs droits (allocations, PCH, CMI).
Proposer des formes d’engagement adaptées aux réalités de chacun
Les participants à l’atelier ont insisté sur un point essentiel : les publics invisibles ne constituent pas un groupe homogène. Leurs contraintes de temps, d’énergie ou de capacité à se mobiliser et s’engager varient fortement.
Exemples de niveau d’engagement issues du travail collectif :
- Ateliers courts et informels, faciles à rejoindre sans inscription.
- Actions “à bas seuil”, qui ne demandent pas de compétences ou de temps préalables.
- Participations symboliques ou créatives (dessiner, voter, raconter).
- Co-construction avec les habitants : partir de leurs idées, pas des vôtres.
- Reconnaître les savoirs, qu’il s’agisse de culture locale, expériences vécues, expertises…
Lorsque les personnes se sentent écoutées et reconnues, et que des évènements adaptés à leurs disponibilités sont proposés, elles passent plus facilement du statut de spectateur à celui d’acteur.
Justice Ensemble montre qu’on mobilise durablement quand les actions sont adaptées aux réalités des publics. Leur méthode repose sur l’organisation collective, l’action directe et la co-construction, en s’appuyant sur des formats accessibles et inclusifs. Plutôt que de proposer des réponses abstraites ou descendantes, Justice Ensemble choisit de reconstruire une puissance populaire à partir du vécu des personnes directement concernées. Leur point de départ : celles et ceux qui subissent en première ligne la dégradation de leurs conditions de vie. Locataires de logements insalubres, habitant·es exposé·es aux pollutions industrielles… Ces publics souvent invisibilisés s’organisent en syndicats d’habitants et habitantes, pour défendre leurs droits et peser collectivement sur les décisions qui les concernent. Le choix même de la structuration en syndicat, s’unir pour faire justice ensemble, incarne cette volonté de construire un pouvoir collectif à partir de l’expérience vécue.
Le Giving Tuesday : un cadre idéal pour amplifier ces dynamiques
La force du Giving Tuesday réside dans sa capacité à fédérer une grande diversité d’acteurs autour d’une vision commune de la générosité. La journée mondiale de la générosité offre un cadre idéal pour tester de nouveaux formats, expérimenter des dispositifs inclusifs et valoriser toutes les formes d’engagement citoyen.
En intégrant davantage les publics invisibles, les associations enrichissent leur impact social, ainsi que la légitimité et la durabilité de leurs actions auprès des publics concernés.
Faire de l’écoute un pilier de vos prochaines campagnes
Créer plus d’espaces pour la parole et la participation des publics invisibles, c’est :
- reconnaître la diversité des formes d’engagement,
- renforcer la confiance entre associations et citoyens,
- construire un engagement citoyen plus juste et plus inclusif.
L’engagement des publics invisibles naît d’une rencontre authentique. ****Ces idées rappellent qu’avant d’inviter à agir, il faut d’abord écouter, reconnaître, et permettre à chacun d’exister dans la conversation publique.
Vous avez participé au Giving Tuesday en 2025, ou souhaitez rejoindre le mouvement le 1er décembre 2026 ? Inspirez-vous de ces pistes pour imaginer des actions plus ouvertes et plus participatives. Rejoignez la communauté du Giving Tuesday France, partagez vos initiatives et contribuez à faire de la générosité une conversation à laquelle chacun peut prendre part.
Le Giving Tuesday célèbre toutes les formes de don et de générosité, dont le don de temps bien sûr ! Nous sommes convaincus que bénévolat est au cœur de la générosité. Chaque jour, des femmes et des hommes qui donnent de leur temps, de leurs compétences et de leur énergie pour faire avancer les causes qui leur tiennent à cœur.
En tant qu’association ou structure sans but lucratif, les bénévoles sont une ressource précieuse. Mais quand vient le moment de les recruter, de coordonner leurs missions ou de les fidéliser, une question revient souvent : comment bien choisir sa plateforme de bénévolat ?
Il existe aujourd’hui plusieurs outils pour trouver, accueillir et animer une équipe de bénévoles. Chacun a ses spécificités et répond à des besoins différents. L’enjeu est de trouver celui qui correspond le mieux à votre fonctionnement et à vos enjeux.
Pourquoi utiliser une plateforme de bénévolat ?
Avant de choisir un outil, il est essentiel de clarifier vos objectifs. Souhaitez-vous :
– Recruter des bénévoles sur une mission ponctuelle ou récurrente ?
– Organiser des missions de terrain ou à distance ?
– Fidéliser une communauté déjà engagée ?
– Impliquer vos partenaires entreprises ?
Une bonne plateforme doit s’adapter à votre réalité, pas l’inverse. Elle doit vous faire gagner du temps et simplifier la coordination de votre équipe.
Pour vous aider, voici un tour d’horizon des principales plateformes partenaires de Giving Tuesday France 2025.
1. JeVeuxAider.gouv.fr : la puissance du réseau citoyen
Développée par la Réserve Civique, la plateforme JeVeuxAider.gouv.fr est un service public gratuit, simple et accessible à toutes et à tous.
Elle s’adresse à toutes les structures d’intérêt général – associations, collectivités, fondations – souhaitant publier des missions de bénévolat. Son atout majeur, c’est sa visibilité nationale et son vaste réseau de volontaires engagés et disponibles.
Grâce à des milliers d’utilisateurs actifs, chaque mission bénéficie d’une audience large et engagée. Vous pouvez y publier des actions ponctuelles ou récurrentes et recevoir directement les candidatures des bénévoles.
Idéal pour : les associations qui souhaitent donner un coup de projecteur à leur campagne de recrutement et toucher un large public partout en France.
2. Tous Bénévoles : un accompagnement humain et sur mesure
Créée il y a plus de 40 ans, l’association Tous Bénévoles accompagne les structures dans leur recherche de bénévoles, mais aussi dans la gestion et la formation de leurs équipes.
Son approche repose sur l’écoute et la proximité : chaque association peut être accompagnée dans la définition de ses besoins, la rédaction de ses annonces et la mise en relation avec des profils adaptés.
Les plus : une équipe à taille humaine, un réseau solide, et une attention particulière à la qualité de la relation entre bénévoles et associations.
Idéal pour : les structures locales ou de taille moyenne, qui ont besoin d’un accompagnement personnalisé et de bénévoles de confiance.
3. Benevolt : des missions de terrain et de courte durée
La plateforme Benevolt a été conçue pour faciliter la rencontre entre associations et bénévoles souhaitant s’impliquer ponctuellement, sans forcément s’engager sur le long terme.
Sa particularité : valoriser les missions courtes, concrètes et locales. Vous pouvez y proposer une action de quelques heures ou quelques jours, adaptée à vos besoins sur une période donnée.
Les bénévoles y trouvent un espace intuitif et inspirant, centré sur le plaisir d’agir à leur rythme.
Idéal pour : les campagnes événementielles, type Giving Tuesday (collectes, animations, sensibilisations sur le terrain).
4. Makesense : l’énergie collective au service des causes
Makesense est une communauté engagée qui met en relation citoyens, associations et entreprises autour de défis solidaires en équipe.
Leur plateforme propose des missions collaboratives à fort impact, souvent limitées dans le temps, où les bénévoles travaillent ensemble pour résoudre un enjeu concret (ex. : créer un plan de communication, optimiser un site web, imaginer une action locale).
L’approche “Team Volunteering” de Makesense stimule l’intelligence collective et attire un public jeune, créatif et motivé.
Idéal pour : les associations souhaitant mobiliser des groupes de bénévoles sur une mission précise ou tester de nouvelles idées à l’occasion du Giving Tuesday.
5. Vendredi : le pont entre entreprises et associations
Le vendredi n’a pas été choisi par hasard : c’est le jour symbolique de l’engagement.
La plateforme Vendredi relie entreprises et associations pour développer le mécénat de compétences et le bénévolat professionnel.
Les salariés peuvent consacrer du temps de travail à des missions d’intérêt général : communication, stratégie, accompagnement juridique, coaching, etc. De leur côté, les associations bénéficient de compétences précieuses pour accélérer leurs projets.
Idéal pour : les structures cherchant à impliquer des partenaires entreprises dans leur campagne ou ayant besoin d’expertises particulières.
Comment choisir la bonne plateforme pour votre campagne Giving Tuesday ?
Avant de vous lancer, posez-vous ces trois questions clés :
- Quels sont mes objectifs ? (recruter, fidéliser, expérimenter ?)
- Quelle est ma capacité de suivi ? (combien de missions, de bénévoles, de temps disponible ?)
- Quel type d’expérience je veux offrir ? (en ligne, sur le terrain, en équipe, en entreprise ?)
Ensuite, identifiez la plateforme qui correspond le mieux à vos priorités :
– Pour la visibilité, privilégiez JeVeuxAider.gouv.fr
– Pour la proximité humaine, misez sur Tous Bénévoles
– Pour la souplesse et les missions courtes, testez Benevolt
– Pour la créativité en équipe, explorez Makesense
– Pour la collaboration avec les entreprises, optez pour Vendredi
Et si vous avez déjà un outil qui vous convient, inutile d’en changer !
L’essentiel, c’est de rendre visible votre mobilisation là où se trouvent vos futurs bénévoles.
Prêt·e à passer à l’action ?
Le 2 décembre 2025, des milliers de citoyens, associations et fondations uniront leurs forces pour faire vivre la journée mondiale de la générosité.
Publiez votre mission et mobilisez votre communauté dès aujourd’hui !
Téléchargez le kit de com’ et de collecte Giving Tuesday et lancez votre campagne dès maintenant.
Le Giving Tuesday, journée mondiale de la générosité célébrée en France le 2 décembre, ne pourrait exister sans le soutien précieux de ses partenaires. Grâce à leur engagement, le mouvement grandit chaque année et inspire toujours plus d’initiatives solidaires partout dans le pays.
Un immense merci à toutes celles et ceux qui rendent cette mobilisation possible !
Giving Tuesday France : un mouvement collectif
L’Association Française des Fundraisers et le réseau d’acteurs qu’elle mobilise autour de Giving Tuesday France forment un collectif unique. Chaque année, nous démontrons qu’ensemble, nous pouvons construire une société plus généreuse. La force de ce mouvement repose sur la diversité des acteurs qui s’y associent : entreprises, fondations, ambassadeurs, plateformes de collecte, têtes de réseau, associations, etc.
Nos partenaires incarnent cette richesse collective. En mettant leurs compétences, leurs réseaux et leurs ressources au service de la générosité, ils permettent à des centaines d’organisations de déployer des campagnes plus visibles et plus inspirantes.
Des engagements variés, un objectif commun
La générosité peut s’exprimer de mille façons. Cette année encore, nos partenaires démontrent que chacun peut contribuer à faire grandir le Giving Tuesday, selon ses moyens, ses expertises et ses enjeux.
Les partenaires qui financent le mouvement
- Ministère de la Jeunesse, des Sports, et de la Vie associative
- Fondation de France
- IDS Media
- Testament Solidaire
Des agences qui partagent leurs compétences
Des acteurs qui simplifient la collecte
Des structures qui encouragent le don de temps (bénévolat et mécénat de compétence)
Des partenaires qui mettent en avant les différents types de dons
- Établissement Français du Sang
- Les Restos du Cœur
- La Cravate Solidaire
- Bibliothèques Sans Frontières
- L’Agence du Don en Nature
- MesOpinions.com
- Change.org
- L’Agence RUP
- Wikimédia France
- Valentin Hauy
Des partenaires qui portent les campagnes sectorielles
- We Rise Fundraising
- 1% for the Planet France
- France Nature Environnement
- Fondation Université Paris Nanterre
- Réseau Mom’artre
- L’École de la Générosité
- Le Collectif des Engagés
Une communauté engagée au service de la générosité
Chacun de ces partenaires contribue à bâtir une dynamique où chaque voix compte, pour former une communauté soudée au service de l’intérêt général et du bien commun. Leur engagement inspire les associations et fondations de toute taille et de tout secteur, qui trouvent dans le Giving Tuesday une occasion unique de valoriser leurs actions et de mobiliser leurs communautés.
Il est encore temps de prendre part au Giving Tuesday France !
Le Giving Tuesday France 2025 aura lieu le 2 décembre. Nous organisons des rendez-vous pour vous aider à préparer votre participation et à tirer le meilleur parti de ce grand mouvement de solidarité :
- Le 13 novembre, venez nous rencontrer au Forum National des Associations et Fondations (FNAF). Ce sera une belle occasion d’échanger, de poser vos questions et de vous inspirer des témoignages d’autres acteurs engagés.
- Ne ratez pas notre prochain temps de préparation : le Webinaire d’accompagnement gratuit le 20 octobre de 12h30 à 13h30. Ce webinaire vous permettra de découvrir les bases d’une campagne Giving Tuesday réussie, les outils indispensables, et d’échanger sur vos besoins spécifiques avec les réponses à toutes vos questions en direct !


Le 2 décembre prochain, Giving Tuesday mettra la générosité à l’honneur partout dans le monde. Pour les associations et fondations, c’est une occasion unique de maximiser leur impact, de sensibiliser à leur cause et de renforcer leur collecte de fonds.
Souvent négligés, les bénévoles sont un atout majeur pour atteindre ces objectifs. Ils connaissent votre projet, ils sont engagés, et surtout, leur parole est authentique. En les impliquant dans votre campagne Giving Tuesday, vous pouvez élargir votre portée et démultiplier vos résultats… sans efforts démesurés.
Pourquoi impliquer vos bénévoles dans votre collecte ?
Ils connaissent bien votre cause
Présents à vos côtés toute l’année, vos bénévoles ont une compréhension fine de votre mission, de vos actions et des personnes que vous accompagnez. Ce sont des ambassadeurs passionnés et crédibles, capables de transmettre votre message avec sincérité.
Ils sont déjà engagés et motivés
Leur présence témoigne déjà d’un fort engagement. Et souvent, les bénévoles sont prêts à donner encore plus d’énergie pour soutenir une cause qui leur tient à cœur. Contribuer à une campagne de collecte devient alors une suite logique à leur investissement.
Leur voix est authentique et fait écho auprès de leurs proches
Parce qu’ils partagent leur vécu, leurs émotions et qu’ils incarnent concrètement votre cause, leurs témoignages sont perçus comme plus authentiques que ceux émanant directement de l’organisation. Leur entourage – amis, famille, collègues – les écoute, les croit et les soutient. Cette proximité rend leur voix particulièrement puissante pour mobiliser le grand public.
3 actions simples que vos bénévoles peuvent mettre en place
Partager leur propre témoignage
Un message incarné a toujours plus d’impact. Quand vos bénévoles expliquent pourquoi ils s’engagent, ce que cette expérience leur apporte et pourquoi votre cause mérite d’être soutenue, leurs mots touchent en profondeur. Un court texte, une photo ou une vidéo publiée sur les réseaux sociaux peut déclencher une véritable vague d’adhésion et inspirer de nouveaux dons.
Créer une mini-collecte en ligne
Grâce aux plateformes de collecte peer-to-peer, vos bénévoles peuvent lancer leur propre page individuelle, ou utiliser celle que vous mettez à disposition. En fixant un objectif clair (par exemple financer 10 kits scolaires, offrir 5 repas, planter 20 arbres…), ils donnent à leur entourage une raison concrète de participer. Leur énergie devient alors un puissant moteur de dons.
Être ambassadeur de votre cause
Parfois, il suffit d’un petit pas. En invitant vos bénévoles à devenir ambassadeur et à mobiliser leur entourage pour soutenir votre campagne Giving Tuesday, vous pouvez créer un effet boule de neige et élargir votre cercle de sympathisants et donateurs.
Nos conseils pour mobiliser vos bénévoles efficacement
Proposez, ne forcez pas
Vos bénévoles donnent déjà beaucoup de leur temps et de leurs compétences. Certains auront envie de s’impliquer davantage, d’autres non, et c’est normal. Présentez ces actions comme des occasions simples et souples de contribuer, jamais comme une obligation. La clé : bienveillance et liberté.
Mettez à leur disposition des outils clés en main
Pour faciliter leurs actions, fournissez-leur des visuels prêts à l’emploi, des modèles de messages, des hashtags comme #GivingTuesdayFR, ou encore des idées de mini-collectes. Plus c’est simple et clair, plus ils oseront passer à l’action. Pour vous aider, vous pouvez adapter les éléments du kit de communication et de collecte.
Valorisez chaque contribution
Une publication repartagée, une collecte réussie ou un témoignage publié… Chaque initiative mérite d’être reconnue. En mettant en avant leurs actions, vous renforcez leur motivation et inspirez les autres à en faire autant.
Impliquer vos bénévoles pour le Giving Tuesday, c’est multiplier vos chances de réussite et donner une nouvelle dimension à votre collecte à travers la voix de ces soutiens. Chaque témoignage, chaque partage et chaque mobilisation personnelle contribue à accroître votre visibilité et à renforcer vos résultats.
Vous souhaitez aller plus loin et découvrir des conseils concrets pour réussir votre mobilisation ? Inscrivez-vous dès maintenant au prochain Webinaire d’accompagnement du Giving Tuesday France, le 20 octobre.
Vos bénévoles sont prêts à s’impliquer au-delà de ce qu’ils font déjà ! Offrez-leur l’occasion de transformer leur énergie en un véritable levier de générosité, et faites du Giving Tuesday France 2025 un temps fort de mobilisation collective.
